"Casse-toi, pov’con" : la CEDH veut en savoir plus

La Cour européenne des droits de l’homme demande des explications à la France sur la condamnation à une amende avec sursis de l’auteur de la banderole "Casse-toi, pov’con", destinée à Nicolas Sarkozy, en 2008.

EURACTIV.fr

La Cour européenne des droits de l’homme demande des explications à la France sur la condamnation à une amende avec sursis de l’auteur de la banderole « Casse-toi, pov’con », destinée à Nicolas Sarkozy, en 2008.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a indiqué avoir demandé, lundi 2 mai, des explications à la France concernant la condamnation d’Hervé Eon.

Le 28 août 2008, l’homme avait brandi une pancarte avec l’inscription « Casse-toi, pov’con », lors du passage du cortège présidentiel à Laval, en Mayenne. Jugé pour « offense au chef de l’État », Hervé Eon avait été condamné à une amende symbolique de 30 euros, avec sursis.

Après avoir contesté, en vain, sa condamnation jusque devant la Cour de cassation, l’homme a déposé une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, en avril 2010, pour violation de sa liberté d’expression.

L’affiche d’Hervé Eon fait référence à une réplique très médiatisée du président de la République, prononcée au Salon de l’agriculture en 2008, alors qu’un agriculteur avait refusé de lui serrer la main. Cette phrase a fait l’objet d’une large diffusion dans les médias, notamment sur internet.

Ainsi, le 14 avril, la CEDH a demandé des explications au gouvernement français afin de juger de la recevabilité de la requête. Celui-ci à jusqu’au 16 septembre pour formuler sa réponse.