Colombie : l’UE « accompagnera » la paix et participera à des négociations, annonce Josep Borrell
L’Union européenne va « accompagner » les prochaines négociations en Colombie entre le gouvernement et la dissidence de l’ancienne guérilla des FARC, a annoncé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, réaffirmant le soutien de l’UE au processus de paix dans ce pays.
L’Union européenne va « accompagner » les prochaines négociations en Colombie entre le gouvernement et la dissidence de l’ancienne guérilla des FARC, a annoncé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, réaffirmant le soutien de l’UE au processus de paix dans ce pays.
« Je suis impressionné par le projet de ‘paix totale’ du président Gustavo Petro », a déclaré à la presse M. Borrell, qui séjourne en Colombie depuis mardi (25 avril).
« L’UE accompagnera ce processus de paix partout où elle le peut, politiquement et économiquement », a-t-il souligné, jugeant que « la Colombie a un travail immense devant elle ».
Le président Petro tente depuis plusieurs mois de négocier avec les nombreux groupes armés actifs dans les provinces du pays, souvent liés au narcotrafic : ELN guévariste, dissidents des ex-FARC qui rejettent l’accord de paix signé en 2016 avec cette guérilla marxiste, groupes paramilitaires, mais aussi groupes criminels tels que le clan del Golfo.
M. Borrell a annoncé à cette occasion la volonté de l’UE « d’accompagner » plus particulièrement « les négociations du gouvernement avec l’état-major central », la principale dissidence des FARC, avec laquelle des discussions doivent débuter le 16 mai prochain.
L’UE prendra part également à deux processus de négociations dans les villes de Buenaventura (ouest) et de Quibdo (ouest), sur la côte Pacifique, où sévissent gangs et groupes armés, a annoncé M. Borrell.
La « paix totale » voulue par le président Petro est une « tâche titanesque ». « Il y a non pas un ou deux, mais plusieurs interlocuteurs. Il faut parler avec tous à la fois. Il faut aussi construire la paix sur ses racines socio-économiques ».
« Ce qui m’inquiète c’est que ce processus nécessite une énergie politique, un engagement de la société colombienne, des moyens financiers énormes. Mais je peux vous garantir que l’UE sera aux côtés de la Colombie pour construire cette paix », a insisté M. Borrell.
Après avoir visité plusieurs projets de soutien aux migrants dans le quartier populaire de Santa Fe, à Bogota, le chef de la diplomatie de l’UE a par ailleurs annoncé 10 millions d’euros d’aide supplémentaire en soutien aux migrants, très majoritairement vénézuéliens, et 10 millions d’euros supplémentaires pour la lutte contre la déforestation.
L’aide de l’Union européenne à la Colombie, entre aide humanitaire et projets de coopération, s’élève autour de 60 millions d’euros par an.