Commission européenne : la Slovénie fournit les documents de nomination de sa candidate Marta Kos
Jeudi 19 septembre, le gouvernement slovène a finalement soumis les documents de nomination de Marta Kos pour devenir commissaire européenne du pays, ouvrant la voie au Parlement européen pour lancer ses procédures de confirmation, ont confirmé à Euractiv des sources du gouvernement slovène et de l’UE.
Jeudi 19 septembre, le gouvernement slovène a finalement soumis les documents de nomination de Marta Kos pour devenir commissaire européenne du pays, ouvrant la voie au Parlement européen pour lancer ses procédures de confirmation, ont indiqué à Euractiv des sources du gouvernement slovène et de l’UE.
Un différend au sein du parlement national slovène a retardé la nomination officielle de la commissaire candidate Marta Kos, une situation qui risquait de retarder les procédures de contrôle du Parlement européen. Or celles-ci ne peuvent pas débuter tant que tous les candidats n’ont pas été officiellement nommés par l’État membre qu’ils représentent.
À présent que tous les documents de nomination ont été reçus, les institutions de l’UE peuvent lancer le processus qui permettra au Parlement européen d’organiser des auditions en commission, au cours desquelles chaque candidat sera interrogé et fera l’objet d’un vote.
Ljubljana a soumis les documents jeudi à 12 h 42, heure locale, après que la commission des Affaires européennes du parlement slovène a rendu son avis sur la candidate — une condition requise par la loi, mais non contraignante — mercredi soir, à la suite d’une audition de Marta Kos plus tôt dans la journée.
La prochaine étape consistera pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le Conseil de l’UE, qui représente les États membres, à approuver officiellement la liste finale des candidats.
Ensuite, la Commission devra fournir au Parlement les déclarations d’intérêts de tous les candidats.
Puis, les présidents des commissions du Parlement se réuniront pour discuter du choix des commissions chargées d’examiner les candidats, des questions communes à leur poser et du calendrier des auditions.
Ces discussions pourraient également prendre plusieurs jours, notamment en raison des distinctions assez floues entre certains des portefeuilles de commissaires recommandés par Urusla von der Leyen.
Les présidents des commissions soumettront enfin une recommandation aux chefs des groupes politiques du Parlement, qui confirmeront la répartition des auditions des commissions, les questions communes et le calendrier.
Les fonctionnaires du Parlement espèrent que les premières auditions se tiendront à la mi-octobre.
Le Premier ministre slovène Robert Golob a désigné Marta Kos comme candidate au poste de commissaire le 9 septembre, et la présidente de la Commission a choisi cette dernière pour diriger la politique d’élargissement de l’UE mardi 17 septembre.
Mais contrairement aux autres candidats, la commissaire slovène n’a pas été officiellement nommée avant le jeudi 19 septembre. En effet, le calendrier de la commission des Affaires européennes du parlement slovène était entre les mains de l’opposition, le Parti démocratique slovène (SDS).
Le SDS souhaitait obtenir davantage d’informations sur les raisons du retrait du précédent candidat slovène au poste de commissaire, Tomaž Vesel. Ce dernier a jeté l’éponge le 6 septembre en invoquant des désaccords avec la présidente Ursula von der Leyen.
Le SDS souhaitait notamment consulter une lettre envoyée par Ursula von der Leyen à Robert Golob le 5 septembre, la veille du retrait de l’ancien candidat.
Ursula von der Leyen avait transmis cette lettre en début de journée, dans laquelle elle exprimait ses doutes quant à l’aptitude de Tomaž Vesel à occuper le poste. Elle indiquait ne pas être en mesure de recommander sa candidature au Conseil.
En réponse à la lettre, Janez Janša, leader du SDS et ancien Premier ministre, a laissé entendre que Marta Kos attendait déjà dans les coulisses pour devenir la nouvelle candidate.
Selon lui, ce changement de dernière minute réduisait le temps nécessaire à l’examen de ce qu’il a appelé son « sombre passé ». Les responsables politiques du SDS ont en effet accusé la nouvelle commissaire candidate slovène d’avoir collaboré avec la police secrète communiste dans l’ex-Yougoslavie, ce qu’elle nie.