Compromis de dernière minute pour éviter un défaut de paiement aux Etats-Unis

Après des mois de désaccord, les républicains et les démocrates devraient voter aujourd'hui (1er août) sur un compromis, soutenu par la Maison Blanche, visant à remonter la limite d'emprunt des Etats-Unis et à éviter un défaut de paiement sans précédent. Cette nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement partout dans le monde.

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Après des mois de désaccord, les républicains et les démocrates devraient voter aujourd'hui (1er août) sur un compromis, soutenu par la Maison Blanche, visant à remonter la limite d'emprunt des Etats-Unis et à éviter un défaut de paiement sans précédent. Cette nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement partout dans le monde.

Le Sénat, aux mains des démocrates, devrait adopter un accord voué à remonter le plafond de la dette et à réduire le déficit de 2400 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.trouver le moyen d'économiser 1,5 mille milliards de dollars. Le Congrès devra agir avant le 23 décembre 2011, selon l'accord.

Les républicains insistaient pour d'importantes réductions des dépenses avant d'envisager d'augmenter la limite de la dette américaine, établie à 14 300  milliards de dollars. En agissant ainsi, les républicains ont fait de cette question législative de routine un jeu dangereux d'acrobaties politiques.

Mais le compromis pourrait rencontrer une opposition plus féroce au sein de la Chambre des représentants où les partisans du Tea Party conservateur et les libéraux ont déjà exprimé leur mécontentement.

Alors que cet accord survient juste à temps pour éviter un défaut de paiement catastrophique, Washington et les investisseurs resteront attentifs pour voir s'il va suffisamment loin pour convaincre les agences de notation de crédit de conserver la note triple A des Etats-Unis.

Une dégradation toujours possible

Standard & Poor's s'est révélée la plus stricte des agences de notation lorsqu'elle a mis en garde les Américains contre de possibles dégradations si les Etats-Unis ne parvenaient pas à se mettre d'accord sur un programme de réduction du déficit viable à long terme. Tous les regards se tourneront vers cette agence de notation cette semaine alors qu'elle examinera l'accord et décidera de ses prochaines actions.

La plus grande économie du monde est déjà entachée par les chamailleries politiques qui ont retardé un accord sur le plafond de la dette jusqu'à la dernière minute.

Ce dysfonctionnement de Washington pourrait peser dans la balance pour S&P's. Un abaissement de la note de crédit américaine pourrait porter atteinte à la confiance dans la solvabilité des Etats-Unis, ce qui minerait les perspectives de relance économique et aurait des répercussions négatives sur le système financier international où les obligations américaines sont des indicateurs de tendance.

Les marchés financiers asiatiques ont montré des signes de soulagement après l'annonce de la conclusion de cet accord ; les actions et le dollar sont remontés et le prix de l'or, qui était devenu une valeur refuge, a chuté.

Toutefois, les investisseurs restent prudents, dans la mesure où l'accord doit encore être voté et qu'une dégradation de la note est toujours possible.

« Une dégradation représente toujours un risque significatif pour les prochains mois et le reste de l'année 2011 », a déclaré Anthony Valeri, stratège pour les valeurs à revenu fixe à la LPL Financial. « Les agences de notation pourraient considérer que ce plan ne va pas suffisamment loin pour réduire le déficit et qu'il reste certains risques s'agissant de mettre en œuvre les diverses phases de cet accord préliminaire », a-t-il ajouté.

Cependant, malgré une certaine opposition et la discrétion de la chef de file des démocrates à la Chambre, Nancy Pelosi, dont le soutien sera crucial pour obtenir suffisamment de votes afin de compenser les réticences républicaines, les initiés du Congrès pensent que le compromis sera adopté à la Chambre et au Sénat.

EURACTIV avec Reuters — Article EURACTIV traduit de l'anglais par Amandine Gillet