Confusion autour de l’accord Russie-Ukraine sur le gaz [FR]

Andris Pieblags, le commissaire européen à l’Energie, a salué la résolution du différend concernant le commerce de gaz entre l’Ukraine et la Russie. Mais de récents commentaires à Moscou et Kiev ont suscité la confusion sur les détails de l’accord.

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Andris Pieblags, le commissaire européen à l’Energie, a salué la résolution du différend concernant le commerce de gaz entre l’Ukraine et la Russie. Mais de récents commentaires à Moscou et Kiev ont suscité la confusion sur les détails de l’accord.

L’accord, annoncé mardi 12 février, destitue RosUkrEnergo de son rôle d’intermédiaire commercial unique entre les deux pays et le remplace par une entreprise commune détenue à parts égales par Gazprom et Naftogaz, monopoles gaziers respectivement en Russie et en Ukraine. 

Cet accord vise à régler un différend sur le paiement des arriérés du gaz naturel de l’Ukraine à Gazprom, qui menaçait de couper l’approvisionnement si Kiev ne remboursait pas ses dettes avant mardi. Ce différend rappelait la crise de janvier 2006, lors de laquelle les approvisionnements à l’Europe occidentale avaient été brièvement interrompus, soulignant la dépendance de l’UE vis-à-vis des importations gazières russes (EURACTIV 18/01/06). 

Mardi, M. Piebalgs a salué l’accord dissipant le différend gazier entre la Russie et l’Ukraine. Il a exprimé ses espoirs que l’accord constitue la base d’une relation énergétique bilatérale solide et stable entre la Russie et l’Ukraine. 

Cependant, des commentaires ultérieurs de Moscou et de Kiev ont brouillé les cartes. Mercredi, Dmitry Medvedev, président de Gazprom, a suggéré le maintien des intermédiaires pour assurer une transition en douceur vers le nouveau système. De plus, un politique ukrainien important, Anatoliy Hrytsenko, l’une des figures de la Révolution orange, a déclaré que l’accord n’améliorerait pas la transparence dans le commerce gazier entre les deux pays. 

D’après Reuters, M. Hrytsenko estime que, désormais, Gazprom va devenir un acteur encore plus puissant et plus influant sur le marché national ukrainien. Ce n’est clairement pas dans l’intérêt de l’Ukraine. 

Les entreprises impliquées dans l’accord, Gazprom, Naftogaz et RosUkrEnergo, ont jusqu’à présent refusé de divulguer les détails de l’accord, ajoutant à la confusion à Bruxelles. 

M. Piebalgs a affirmé qu’il serait bientôt en contact avec ses homologues russes et ukrainiens pour en savoir plus sur les détails de l’accord.