Crise migratoire : entretien téléphonique entre Alexandre Loukachenko et Angela Merkel

Le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus lundi (15 novembre) au téléphone de la crise migratoire à la frontière polonaise, que Bruxelles accuse Minsk d'avoir organisée.

Belarusian Polish border situation
Prises en étau le long de la frontière entre la Pologne et le Bélarus, deux à trois mille personnes au total, souvent originaires du Kurdistan irakien, dont de nombreux enfants, sont bloquées dans des conditions météorologiques difficiles. [<a href="https://webgate.epa.eu/webgate?EVENT=WEBSHOP_SEARCH&SEARCHMODE=NEW&SEARCHTXT1=BELARUS%20POLAND%20BORDER%20MIGRATION%20CRISIS" target="_blank" rel="noopener">OKSANA MANCHUK/BELTA HANDOUT/EPA</a>]

Le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus lundi (15 novembre) au téléphone de la crise migratoire à la frontière polonaise, que Bruxelles accuse Minsk d’avoir organisée.

Les deux dirigeants « ont parlé de la situation difficile à la frontière entre la Biélorussie et l’Union européenne, en particulier la nécessité d’une aide humanitaire pour les réfugiés et migrants qui se trouvent là-bas », a déclaré le porte-parole de la chancellerie allemande, Steffen Seibert.

« Ils sont convenus de poursuivre cet échange sur ce thème », a-t-il ajouté dans une brève déclaration.

Cet entretien téléphonique, le premier entre M. Loukachenko et un dirigeant européen depuis la répression d’un mouvement de contestation après sa réélection contestée en août 2020, a duré une cinquantaine de minutes, avait peu avant rapporté l’agence de presse étatique biélorusse Belta, sans fournir d’autres détails.

Cette conversation téléphonique intervient alors que l’Union européenne a annoncé lundi qu’elle allait adopter de nouvelles sanctions contre le régime de M. Loukachenko « dans les prochains jours ».

Bruxelles accuse Minsk d’avoir orchestré un afflux de migrants à la frontière avec la Pologne, pour se venger de précédentes sanctions occidentales liées à la répression de manifestations l’an dernier.

Prises en étau le long de la frontière entre la Pologne et le Bélarus, deux à trois mille personnes au total, souvent originaires du Kurdistan irakien, dont de nombreux enfants, sont bloquées dans des conditions météorologiques difficiles.

Le principal allié de M. Loukachenko, le président russe Vladimir Poutine, a plusieurs fois invité ces derniers jours les dirigeants européens à discuter directement avec Minsk pour résoudre cette crise.