Des aides supplémentaires pour la Méditerranée
Les députés européens réunis en commission se sont accordés sur une enveloppe de 85 millions d’euros pour les pays méditerranéens qui tentent de démocratiser leur régime.
Les députés européens réunis en commission se sont accordés sur une enveloppe de 85 millions d’euros pour les pays méditerranéens qui tentent de démocratiser leur régime.
En annonçant, en mai dernier, une augmentation du budget de l’UE pour les pays du sud de la Méditerranée, la chef de la diplomatie de l’Union Catherine Ashton avait insisté sur le caractère conditionnel des aides. La priorité serait ainsi donnée aux États qui tentent de reformer leur régime politique.
Une fois l’Assemblée constituante formée, la Tunisie se lancera dans une réforme constitutionnelle. Le Maroc l’a déjà fait, sur fond de polémique liée aux conditions douteuses dans lesquelles le référendum s’est déroulé. En Jordanie, le roi Abdallah a quant à lui mandaté une commission chargée de réviser la Constitution.
Ces trois pays pourraient donc profiter d’une nouvelle enveloppe de 85 milliards d’euros entérinée par les parlementaires européens réunis en commission mercredi 13 juillet. Ces aides pourront financer la coopération régionale, soutenir les médias, les organisations représentant la société civile, mais aussi intervenir dans des « projets liés à l’immigration », selon le communiqué, qui ne donne pas plus de détails.
Il ne s’agit pas de dépenses supplémentaires mais de transferts de ressources initialement dédiées à d’autres pays. L’initiative fait donc des perdants. 26 milliards d’euros ont par exemple été pris à l’Amérique latine et 25 millions aux pays asiatiques. L’UE a par ailleurs puisé 34,5 millions dans le budget qu’elle accorde à la Banque européenne de reconstruction et de développement.