Des manifestations dans toute la France pour demander une hausse des salaires
Plusieurs syndicats ont appelé à une grève générale jeudi (29 septembre), qui a notamment provoqué des perturbations sur les lignes ferroviaires et dans l’Éducation nationale.
Plusieurs syndicats ont appelé à une grève générale jeudi (29 septembre), qui a notamment provoqué des perturbations sur les lignes ferroviaires et dans l’Éducation nationale.
Sur toute la France, plus de 200 rassemblements étaient attendus selon un des syndicats organisateurs, la CGT, pour la première mobilisation générale de la rentrée. Ils revendiquent 40 000 manifestants à Paris et plusieurs milliers dans de nombreuses villes françaises, comme Marseille.
Le ministère de l’Intérieur parle, lui, de 118 500 manifestants en France, dont 13 500 à Paris.
Des perturbations ont été constatées dans la circulation des trains. Sur les réseaux régionaux (TER), six trains sur dix étaient en circulation, tandis que la moitié des Intercités n’ont pas pu assurer le service, faute de cheminots. La CGT évoque le chiffre d’un tiers des cheminots en grève. Les lignes à grande vitesse n’ont quasiment pas été perturbées, tout comme le métro parisien.
Les écoles ont aussi subi les conséquences de la grève, le ministère de l’Éducation nationale ayant fait état d’un taux de participation au mouvement social d’environ 10 % au niveau national à midi – les syndicats du secteur tablaient plutôt sur 20 %. En Île-de-France la grève a été davantage suivie, avec un taux de grévistes de 40 % à Paris et de 48 % dans le département de Seine-Saint-Denis, selon le principal syndicat sectoriel.
En cause, notamment, les revalorisations salariales des enseignants, jugées insuffisantes.
Les revendications salariales étaient la principale raison de la mobilisation, mais la réforme des retraites a aussi largement été critiquée dans les différents cortèges. Emmanuel Macron, qui l’avait promise lors de la campagne électorale, a récemment manifesté sa volonté de la maintenir. L’objectif du gouvernement est notamment de repousser l’âge de départ en retraite à 64 ou 65 ans.
Les différents partis de gauche ont aussi pris part aux cortèges. Après une grève du secteur de la santé jeudi dernier (22 septembre), d’autres mobilisations sont attendues dans les semaines à venir : une « marche contre la vie chère et l’inaction climatique » est organisée par La France insoumise et ralliée par les autres membres de la coalition de gauche. La rentrée sociale s’annonce mouvementée.