Dette grecque : les pertes des créanciers plus graves que prévu ?
Selon des informations rapportées par le Financial Times, certains établissements financiers européens auraient sous-évalué leur exposition à la dette grecque.
Selon des informations rapportées par le Financial Times, certains établissements financiers européens auraient sous-évalué leur exposition à la dette grecque.
La décote de 21% qui semblait faire consensus au lendemain de l’accord européen sur le plan d’aide pourrait être erronée. Le pot aux roses a été découvert par le Bureau des standards comptables internationaux (IASB), qui a fait part de ses inquiétudes dans une lettre adressée à l’autorité européenne des marchés financiers.
Consulté par le Financial Times, le courrier indique que le mode de calcul utilisé par certains établissements ne serait pas fiable. Des banques et assureurs ont préféré avoir recours à la modélisation plutôt que de se fier aux prix du marché.
Résultat, les pertes seraient sous-estimées et les établissements en question ne disposeraient pas des provisions suffisantes pour faire face aux pertes réelles. «C’est un sujet de grande inquiétude pour nous», a précisé Hans Hoogervorst, qui dirige le bureau des standards comptables internationaux.
Aucune firme n’est nommément cité dans la lettre, mais la BNP Paribas et CNP Assurances seraient dans l’œil du cyclone, selon le quotidien britannique.
Ces informations interviennent quelques jours après les déclarations très commentées de la patronne du FMI, Christine Lagarde, qui a tiré la sonnette d’alarme lors de la conférence annuelle de la Fed, appelant à une « recapitalisation urgente » des banques européennes.