Dexia serait au bord du démantèlement
Le groupe franco-belge, fortement fragilisé, pourrait devoir être renfloué ou procéder à une scission. La France et la Belgique se sont engagées à garantir les financements levés par la banque.
Le groupe franco-belge, fortement fragilisé, pourrait devoir être renfloué ou procéder à une scission. La France et la Belgique se sont engagées à garantir les financements levés par la banque.
L’aggravation de la crise de la dette européenne pourrait avoir raison de la banque franco-belge, Dexia toujours fragilisée par des difficultés structurelles depuis la fin 2008.
L’action du groupe a perdu, mardi matin, plus d’un tiers de sa valeur en Bourse, en moins de 20 minutes.
Réuni en urgence lundi soir, sur fond de spéculations sur son éventuel démantèlement, le conseil d’administration de Dexia a annoncé avoir lancé un processus pour résoudre les problèmes structurels du groupe. Aucune piste n’a cependant été évoquée.
L’agence de notation Moody’s avait décidé, plus tôt dans la journée, de placer la note de crédit de la banque franco-belge sous surveillance négative.
Soutien franco-belge
Les ministres des Finances français et belge ont déclaré, mardi, dans un communiqué commun, que leurs gouvernements étaient prêts à garantir les financements levés par la banque.
« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les États belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers », ont déclaré François Baroin et Didier Reynders.
Dans la soirée, le gouvernement belge a validé la création d’une « bad banque » qui devrait récupérer tous les actifs toxiques afin d’être progressivement liquidés.
Pressions supplémentaires
Les inquiétudes sur la fragilité du groupe franco-belge interviennent alors que les ministres européens des Finances sont réunis à Luxembourg pour discuter de la participation du secteur privé au second plan d’aide à la Grèce.
L’annonce, dimanche, qu’Athènes ne tiendrait pas ses objectifs de redressement budgétaire vient ajouter une pression supplémentaire sur les banques européennes, dont les besoins de recapitalisation sont clamés haut et fort depuis l’été, notamment par le FMI.
L’accord du 21 juillet entre les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne prévoit une participation des banques à hauteur de 50 milliards d’euros au plan d’aide à la Grèce, lui même de 159 milliards d’euros.