Divergences sur le prix d’accès au nucléaire d’EDF

Le régulateur français préconise un tarif entre 36 et 39 euros le mégawattheure, selon des informations du Figaro. Un prix bien inférieur aux 42 euros décidés par le gouvernement.

EURACTIV.fr

Le régulateur français préconise un tarif entre 36 et 39 euros le mégawattheure, selon des informations du Figaro. Un prix bien inférieur aux 42 euros décidés par le gouvernement.

Cet avis est attendu. La commission de régulation de l’énergie (CRE) doit se prononcer sur le prix auquel les concurrents d’EDF pourront lui acheter jusqu’à 25% de son énergie nucléaire. Selon des informations du Figaro, la CRE serait favorable à un tarif situé entre 36 et 39 euros le mégawattheure. 

Un montant inférieur à celui de 42 euros à partir du 1er janvier 2012, prévu par le gouvernement dans les décrets d’application de la loi sur la nouvelle ouverture du marché de l’électricité (loi Nome). 

Le prix affiché par l’État français est considérée comme trop élevée par les concurrents d’EDF. GDF Suez plaide par exemple pour un tarif inférieur ou égal à 39 euros, pour que l’investissement soit intéressant. Certains opérateurs demandent 35 euros. 

L’avis de la CRE n’est que consultatif. Mais il est révélateur de ce que pense le régulateur de la situation. 

Dans le même sens, lundi 16 mai, le conseil supérieur de l’énergie qui rassemble les acteurs concernés par ce dossier, a également jugé le prix de 42 euros trop élevé. 

Reste à savoir ce que va dire la Commission européenne. Depuis le début des discussions sur la loi Nome, Bruxelles indique que la texte, tout comme ses décrets d’application, seront examinés pour vérifier la réelle volonté de la France d’ouvrir son marché de l’électricité à la concurrence.