L’actu en capitales: l’est se braque contre le paquet «Macron»

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

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L’est contre le paquet mobilité «Macron». [<a href="https://www.euractiv.com/authors/georgi-gotev/" target="_blank" rel="noopener">[Photo by Georgi Gotev]</a>]

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

Les camionneurs bulgares et roumains manifestent devant le Parlement européen à Strasbourg contre le paquet mobilité, rapporte notre partenaire, Dnevnik.bg. En Bulgarie, le paquet législatif a été surnommé le « paquet Macron », et le président français est accusé de vouloir « diviser l’Europe ».

Parmi les mesures controversées, l’obligation pour les routiers de retourner dans leur pays pour leur repos mensuel. Les Bulgares la trouvent discriminante et estiment qu’elle handicape les conducteurs qui vivent aux extrémités de l’Union.

Le Parlement doit avoir le dernier mot sur l’ensemble de mesures. Sofia voudrait donc que le vote soit reporté pour que ce soit le prochain Parlement qui s’exprime sur la question. Les eurodéputés de tous les partis bulgares, à l’exception de Nikolay Barekov, s’opposent au paquet. Peter Kouroumbashev assure que le président du Parlement retirera ce dernier du programme de la prochaine plénière.

Isolé, Nikolay Barekov, affilié au groupe conservateur, assure que le paquet permettra une meilleure rémunération des travailleurs bulgares et que s’y opposer ne ferait qu’enrichir les oligarques du transport routier bulgares.

La République tchèque s’inquiète également et a tenté d’exclure les chauffeurs des règles sur les travailleurs détachés lors du passage des textes devant le Conseil. « Les salaires tchèques sont bien moins élevés que ceux des pays de l’ouest et le principe de ‘salaire égal à travail égal au même endroit’ met les entreprises tchèques de transport en danger en augmentant les dépenses salariales », estime Euractiv République tchèque.

« Des pays comme la France, la Belgique et l’Allemagne ont décidé de se protéger contre des concurrents moins chers des pays d’Europe centrale et orientale et n’étaient pas intéressés par un quelconque dialogue », juge pour le gouvernement tchèque.

« Tous les efforts des pays d’Europe centrale et orientale, qui ont offert un certain nombre de concessions pendant les négociations, ont été définitivement bloqués », a pour sa part déclaré le ministère des Transports.

Selon Euractiv Croatie, Zagreb a demandé aux eurodéputés croates de voter contre toutes les propositions. Le gouvernement estime lui aussi qu’il serait plus approprié d’attendre la convocation du nouveau Parlement, ainsi que le rapport complet de la commission TRAN compétente, avant d’entamer les discussions interinstitutionnelles.

(Georgi Gotev, Aneta Zachová, Zeljko Trkanjec, Dnevnik.bg)

LONDRES

Chaos en cascade : Les députés doivent prendre part à une série de votes afin de déterminer s’il y a une majorité parlementaire pour un scénario de Brexit. Les différentes options devraient inclure la possibilité d’organiser un deuxième référendum ou d’adhérer ou non à l’AELE (zone européenne de libre-échange), par exemple. Les votes se poursuivront très probablement la semaine prochaine.

Entre-temps, l’ex-secrétaire d’État au Brexit, David Davis, aujourd’hui député, a déclaré que les solutions de rechange à l’accord pourraient entraîner un « chaos en cascade ». (Samuel Stolton, Euractiv)

BERLIN

Pas d’accord sur le transport : La commission allemande chargée de proposer des réductions d’émissions pour le secteur des transports n’a pas réussi à se mettre d’accord sur suffisamment de mesures pour atteindre les objectifs climatiques du pays. Le consensus obtenu permettrait de réduire les émissions des deux tiers environ de la quantité nécessaire. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

ATHÈNES

Restructuration urgente de la dette privée : Le 26 mars au soir, le gouvernement grec a présenté un projet de nouveau cadre pour la protection des résidences principales des emprunteurs de prêts non productifs. Le pays ne parvient pas à se mettre d’accord avec ses créanciers sur cette question, qui doit être à nouveau examinée lors d’une réunion de l’Eurogoupe le 5 avril à Bucarest. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

VARSOVIE

Rapprochement allemand : « Une coopération étroite entre la Pologne et l’Allemagne est fondamentale pour le développement de l’Union européenne. C’est pourquoi nous voulons que la Pologne fasse partie du noyau dur de l’UE. Nous aimerions également que Varsovie fasse partie de la zone euro, mais bien sûr, c’est au gouvernement polonais de décider », a déclaré Rolf Nikel, ambassadeur d’Allemagne en Pologne dans une interview. Cependant, il a rejeté l’idée que l’Allemagne paye des réparations à Varsovie pour la Seconde Guerre mondiale.

Qui est le plus européen ? Les eurodéputés de la Coalition européenne, un nouveau groupe pro-UE, ont annoncé qu’ils essaieraient de démentir le discours selon lequel le parti Droit et justice (PiS/affilié CRE) au pouvoir est une force pro-UE. Ils entendent montrer que le parti veut détruire l’UE et, à cette fin, ils produiront un audit des actions des députés européens PiS, afin que « les Polonais puissent eux-mêmes voir que le vote pour PiS est un vote perdu », a déclaré Dariusz Rosati (PPE).

SOFIA

Gaz et pétrole : Royal Dutch Shell commencera à forer des puits de pétrole et de gaz en avril au large des côtes bulgares de la mer Noire. Shell s’est associée à l’espagnol Repsol et à l’australien Woodside Energy après avoir signé un contrat avec la Bulgarie en 2016 pour des forages exploratoires en eaux profondes dans le cadre des efforts de Sofia pour mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du gaz naturel russe.

BELGRADE

Manifestants de la classe moyenne : Selon une enquête menée par le SeConS Group et la Fondation Friedrich Ebert, les participants aux manifestations antigouvernementales dans plus de 100 villes de Serbie sont majoritairement issus des classes moyennes. Ils dénoncent le manque de liberté des médias, la corruption gouvernementale et l’absence de solutions aux problèmes comme le chômage. (Julija Simić, Beta-EURACTIV.rs)