Edition spéciale : plus d’optimisme sur la croissance dans le monde de l’entreprise que dans la sphère politique
De nouvelles informations révèlent que deux tiers des dirigeants d’entreprises seraient optimistes quant aux perspectives de croissance de l’UE, malgré un climat politique morose qui continue de fragiliser l’UE, ont pu entendre des délégués au Sommet européen des affaires.
De nouvelles informations révèlent que deux tiers des dirigeants d’entreprises seraient optimistes quant aux perspectives de croissance de l’UE, malgré un climat politique morose qui continue de fragiliser l’UE, ont pu entendre des délégués au Sommet européen des affaires.
Les informations publiées par les consultants d'Accenture ont révélé que 70 % des 400 PDG interrogés se disaient optimistes quant au fait que les douze prochains mois généreraient une meilleure croissance en comparaison à l'année dernière.
Lors de la session plénière d'ouverture du sommet, ayant pour thème « Positioning for tomorrow's leadership » (en français : « Se positionner pour le leadership de demain), le panel a salué cette étude comme la preuve qu'une page avait été tournée pour les entreprises.
Pierre Naterme, PDG d'Accenture, a déclaré à l'assemblée : « Si vous lisez cette étude, vous arrivez à la conclusion que l'Europe est un marché attractif, et c'est un avantage que nous ne pouvons pas perdre ».
Des hommes politiques plus découragés que les hommes d'affaires
L'optimisme des entreprises n'était pas partagé par les hommes politiques, selon Viktor Orbán, le premier ministre hongrois. Il a déclaré : « Si le sondage avait été réalisé avec des hommes politiques, le résultat aurait été différent. Les personnalités politiques sont pessimistes car nous pouvons survivre et nous moderniser, où nous pouvons rester bloqués dans nos actions, ce qui est le cas en ce moment ».
M. Orbán a expliqué que le leadership politique européen était fragmenté et que le « facteur humain » était responsable d'une réponse beaucoup plus efficace dans certains pays face à la crise, notamment en Allemagne, alors que d'autres avaient mis du temps à faire face à la réalité de la crise financière et aux changements qu'elle a engendrés.
Le ministre belge pour l'entreprise, Vincent van Quickenborne, a également demandé un leadership politique plus fort pour la mise en place des réformes (retraites et marchés du travail) nécessaires dans le sillage de la crise de la dette souveraine.
L'attitude d'ayant droit de l'Europe
Le nouveau doyen de l'INSEAD, Dipak Jain, a déclaré lors de la plénière que les Européens devaient arrêter de penser que tout leur était dû. Au lieu de toujours penser que « l'herbe est plus verte ailleurs », ils envisagent l'éventualité que « l'herbe soit plus verte ailleurs car elle est mieux entretenue », a-t-il dit.
Dans le même temps, environ 40 activistes de Greenpeace ont été arrêtés par la police belge suite à une manifestation qui a retardé l'ouverture du sommet car les manifestants avaient bloqué toutes les portes avec des barres en fer.
Déroulant des bannières à partir du toit nommant les entreprises qui n'ont pas adopté l'objectif de réduction de 30 % de leurs émissions de carbone d'ici 2020, les activistes ont finalement dû être évacués par la force. Les organisateurs ont déclaré que la manifestation, qui a rassemblé 170 activistes de tout le continent, était prévue depuis des mois et devait être pacifique.
Jeremy Fleming-Jones
Article traduit de l'anglais par EURACTIV