Élections municipales italiennes : la victoire du centre droit renforce le gouvernement

La coalition de centre droit au pouvoir a remporté les élections locales, confirmant sa majorité dans le pays, alors que le centre gauche réfléchit à d’éventuelles alliances en vue des élections européennes.

EURACTIV Italie
Rome
Les bureaux de vote ont fermé lundi à 15 heures, avec un taux de participation de 49,64 %, contre 58,9 % au premier tour. Il y avait 41 municipalités concernées par le vote du second tour et 1 340 688 électeurs y ont participé. [[Shuttertsock/Massimo Todaro]]

La coalition de centre droit au pouvoir a remporté les élections locales, confirmant sa majorité dans le pays, alors que le centre gauche réfléchit à d’éventuelles alliances en vue des élections européennes.

Après le premier tour des municipales des 14 et 15 mai, les scrutins de dimanche et lundi (28-29 mai) ont confirmé la victoire des partis de centre droit. En Sicile et en Sardaigne, les résultats du second tour, qui se tiendra les 11 et 12 juin dans 167 municipalités, sont encore attendus.

Les bureaux de vote ont fermé lundi à 15 heures, avec un taux de participation de 49,64 %, contre 58,9 % au premier tour. Il y avait 41 municipalités concernées par le vote du second tour et 1 340 688 électeurs y ont participé.

« Le centre droit remporte ces élections locales et confirme son consensus parmi les Italiens, son enracinement et sa force », a déclaré la Première ministre Giorgia Meloni, du parti post-fasciste Frères d’Italie.

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a également exulté : le « centre droit gagne dans toute l’Italie. Un résultat extraordinaire qui renforce le gouvernement ». Le parti de centre-droit de Silvio Berlusconi Forza Italia « a confirmé sa position centrale sur l’échiquier politique italien, du nord au sud », a précisé M. Tajani.

Le résultat confirme la victoire du centre droit dans neuf capitales provinciales, dont trois (Latina, Ancône, Brindisi) ont été « volées » au centre gauche, qui l’a emporté dans trois capitales provinciales, dont l’une (Vicenza) était précédemment gouvernée par le centre droit.

« On ne peut pas le nier, [c’est] un très bon effet Schlein », a ironisé le ministre des Infrastructures Matteo Salvini, en référence à l’effet attractif que de nombreux électeurs de gauche attendaient de la nouvelle secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein.

Le leader du parti centriste Action, Carlo Calenda, s’est montré sceptique et a expliqué que les « élections confirment qu’il existe une tendance à la droitisation dans tout le pays (…) Les données sont claires : on ne peut pas gagner en opposant la souveraineté de droite au populisme de gauche et au Mouvement 5 étoiles ».

Mme Schlein a convoqué le bureau du PD immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, alors que le dépouillement était encore en cours. Après environ deux heures de réunion, elle a admis la « défaite cuisante » du centre gauche.

« Le vent en faveur de la droite est encore fort et toujours présent. Nous savions que ce serait difficile, il faut du temps pour construire un centre gauche gagnant », a indiqué Mme Schlein.

« Il est clair que l’on ne peut pas gagner seul. Nous devons reconstruire un camp alternatif qui rivalise de manière crédible avec la droite pour remporter la victoire. Toutefois, la responsabilité de construire ce camp ne concerne pas uniquement le PD », a-t-elle précisé, renvoyant la balle aux autres partis de centre gauche.