Emmanuel Macron officialise enfin sa candidature à la présidentielle

Le président français Emmanuel Macron a officiellement annoncé sa candidature aux élections pour « inventer avec vous [les Français], face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière ».

Euractiv France
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Cette candidature a été annoncée dans une « lettre aux Français » publiée dans la presse quotidienne régionale vendredi. Elle était très attendue et n’a pas été une véritable surprise. [EPA-EFE/KREMLIN POOL / SPUTNIK]

Le président français Emmanuel Macron a officiellement annoncé sa candidature aux élections prévues en avril pour « inventer avec vous [les Français], face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière ».

Cette candidature a été annoncée dans une « lettre aux Français » publiée dans la presse quotidienne régionale vendredi. Elle était très attendue et n’a pas été une véritable surprise.

Toutefois, le contexte de la crise ukrainienne d’abord, puis de la guerre en Ukraine ensuite, a bouleversé le calendrier du président sortant. Ainsi, à moins de six semaines du premier tour de l’élection, qui aura lieu le 10 avril prochain, il a mis fin à ce faux suspens.

Dans cette lettre, Emmanuel Macron déclare vouloir « continuer à faire avancer notre pays », notamment en termes de lutte contre les inégalités, afin que « tous les enfants de France aient les mêmes chances […] la priorité sera donnée à l’école et à nos enseignants ».

L’indépendance de la France sera également la ligne directrice de son prochain quinquennat s’il venait à être réélu. Cette indépendance doit être avant tout économique, et passera notamment par une « baisse des impôts pesant sur le travail et la production » mais aussi par des investissements dans les domaines de l’innovation et de la recherche.

En taclant implicitement ses adversaires nostalgiques du passé, et notamment le candidat d’extrême droite aux prochaines élections Éric Zemmour, M. Macron estime que « l’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance ».

Le président sortant a été presque contraint d’annoncer sa candidature car, même s’il n’y était ni légalement ni constitutionnellement tenu, la collecte des 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à l’élection se termine vendredi soir à 18 heures. Cette annonce relève donc plus de la pratique que d’une réelle obligation.

Candidat pour « défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent », Emmanuel Macron assure que « cette élection présidentielle déterminera les orientations que le pays se donne pour les cinq prochaines années et bien au-delà ».

Il entre en lice dans la course à l’Élysée en tant que grand favori, tous les sondages lui donnant plus de 25 %, et il possède une nette avance sur ses adversaires, qui se réjouissent que « le débat démocratique puisse enfin avoir lieu », comme l’a déclaré la candidate du parti socialiste Anne Hidalgo.

Le candidat d’extrême droite Éric Zemmour a également salué cette annonce d’Emmanuel Macron, car « la France entière attendait notre face-à-face », a-t-il déclaré. La candidate de droite Valérie Pécresse espère que « les Français ne seront pas privés d’un vrai débat démocratique » et met en garde le président sortant qui, selon elle, « devra rendre des comptes » après un mandat « d’illusions perdues ».

Pour l’heure, onze candidats — potentiellement douze au maximum si Philippe Poutou parvient à réunir avant demain ses parrainages — sont désormais qualifiés pour concourir à l’élection, qui se déroulera en deux tours les 10 et 24 avril prochains.