Emmanuel Macron plaide pour plus de relance en Europe
Le ministre de l'Economie a insisté dans une interview sur le fait que la Grèce a sa place dans la zone euro, mais déclenché la polémique en affirmant que les jeunes Français devraient avoir envie de devenir milliardaires.
Le ministre de l’Economie a insisté dans une interview sur le fait que la Grèce a sa place dans la zone euro, mais déclenché la polémique en affirmant que les jeunes Français devraient avoir envie de devenir milliardaires.
L’Allemagne et la Banque centrale européenne doivent faire plus pour relancer l’économie européenne, déclare le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron.
Dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Les Echos, il ajoute que la place de la Grèce est dans la zone euro et que le plan d’aide peut évoluer, à condition que le pays poursuive les réformes.
A propos de la rencontre dimanche prochain entre le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, il déclare : « Nous voulons convaincre notre partenaire allemand que la France et l’Allemagne doivent aller beaucoup plus loin ensemble pour la relance de l’Europe. »
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En Europe, « il faut des politiques budgétaires plus intelligemment articulées, une Allemagne qui mène une vraie politique de relance et un volontarisme accru en matière d’investissements », ajoute-t-il.
La France a « une responsabilité impérieuse de mener des réformes », poursuit le ministre de l’Economie, qui présentera fin janvier son projet de loi pour la croissance et l’activité à l’Assemblée nationale.
« L’Allemagne, de son côté, devrait investir bien davantage. Elle a une responsabilité impérieuse de le faire. »
Emmanuel Macron encourage la BCE à faire davantage elle aussi, alors que l’institut d’émission pourrait décider de nouvelles mesures dans les prochaines semaines ou les prochains mois, dont un programme d’assouplissement quantitatif comprenant des achats de dettes souveraines. La prochaine réunion aura lieu le 22 janvier.
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« La BCE doit aujourd’hui pouvoir prendre des mesures offensives pour éviter que les anticipations d’inflation ne décrochent et pour soutenir les réformes qui sont menées pour favoriser la croissance », estime Emmanuel Macron.
« C’est le moment d’accélérer. Pour des raisons économiques, mais aussi politiques », ajoute-t-il, en évoquant une montée du populisme en Europe.
Quant à la Grèce, où les élections législatives du 25 janvier pourraient porter le parti de gauche radicale Syriza au pouvoir, elle devra tenir ses engagements vis-à-vis de ses partenaires, poursuit Emmanuel Macron.
« La place de la Grèce est dans la zone euro, quel que soit son prochain gouvernement », dit-il. « La troïka a mis en place un plan d’aide qui peut encore évoluer, mais à la condition expresse que la Grèce continue de mener les réformes économiques et politiques nécessaires. »
Superstars et milliardaires
L’interview a déclenché une polémique autour de la question des milliardaires, malvenue selon de nombreux membres du Parti socialiste.
« Les entrepreneurs qui réinjectent leur argent en France ont un rôle fondamental à jouer. L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » a indiqué le remplaçant d’Arnaud Montebourg.
Si a 50 ans ton fils de 14 ans ne veut pas devenir milliardaire mais pompier tu as du rater ta vie de député socialiste new look..#MaGauche
— Yann Galut ? (@yanngalut) 7 Janvier 2015