En Suède, les sociaux-démocrates veulent des mesures d’urgence contre la violence des gangs

Le gouvernement suédois devrait annoncer une amnistie sur les armes, récompenser les informateurs sur les armes illégales ou même faire appel à l’armée, a déclaré Magdalena Andersson, en réaction aux récentes violences entre gangs qui ont fait sept victimes la semaine dernière dans la région de Stockholm.

Euractiv.com
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« L’été risque de devenir un festival de recrutement pour les criminels », a déclaré l’ancienne première ministre et actuelle dirigeante du parti social-démocrate, Magdalena Andersson, lors d’une conférence de presse mardi (13 juin). [EPA-EFE/Pontus Lundahl SWEDEN OUT]

Le gouvernement suédois devrait annoncer une amnistie sur les armes, récompenser les informateurs sur les armes illégales ou même faire appel à l’armée, a déclaré Magdalena Andersson, ancienne première ministre et dirigeante du parti social-démocrate. Mme Andersson s’exprimait en réaction aux récentes violences entre gangs qui ont fait sept victimes la semaine dernière dans la région de Stockholm.

La semaine dernière, sept personnes ont été abattues en l’espace de 24 heures dans l’agglomération de Stockholm : deux jeunes hommes ont été abattus à Solna, un autre à Jordbro vendredi soir, puis quatre autres, dont un garçon de 15 ans, samedi soir près de Farsta Centrum, dans le sud de Stockholm.

Cela a suffi à relancer le débat public sur la violence des gangs en Suède, qui a été multipliée par dix depuis les années 1990.

« L’été risque de devenir un festival de recrutement pour les criminels », a déclaré l’ancienne première ministre et actuelle dirigeante du parti social-démocrate, Magdalena Andersson, lors d’une conférence de presse mardi (13 juin).

« Le gouvernement ne consacre pas assez d’argent à la prévention de la criminalité et ne semble pas avoir de plan pour l’été », a-t-elle ajouté.

Selon le parti d’opposition, qui a été au pouvoir de 2014 à 2022, une amnistie temporaire sur les armes à feu devrait être introduite « dès que possible ».

« Nous avons l’expérience de 2018, lorsque plus de 12 000 armes ont été remises aux autorités », a déclaré Ardalan Shekarabi, porte-parole du parti en matière de politique juridique.

Le parti souhaite également introduire une récompense pour les dénonciations d’armes illégales, qui, selon M. Shekarabi, sont utilisées dans d’autres pays.

En outre, les sociaux-démocrates souhaitent que les enfants et les jeunes soient « suivis » afin d’empêcher le recrutement dans les gangs et que la police, le ministère public et les douanes reçoivent des instructions plus claires par le biais de lettres d’appropriation.

Au pouvoir depuis huit ans, les sociaux-démocrates ont perdu un nombre important de voix face aux Modérés de centre-droit et plus encore face au parti d’extrême-droite des Démocrates de Suède, en raison notament de l’insécurité galopante qui a gagné la Suède sous les mandats des anciens Premiers ministres Stefan Löfven et Magdalena Andersson.

« Cette évolution, avec tant de jeunes prêts à intervenir et à commettre des crimes très graves, est une évolution que nous avons constatons maintenant, et j’aurais aimé que nous prenions des mesures plus sévères plus tôt », a déclaré Mme Andersson lorsqu’on lui a demandé s’il était temps de faire son autocritique.

En 2018, les Démocrates de Suède, parti d’extrême droite, ont suggéré que l’armée pourrait être utilisée pour lutter contre les gangs, une possibilité à laquelle Stefan Löfven, alors Premier ministre, était ouvert.

« Ce n’est pas quelque chose que la police demande ou qu’elle juge susceptible de briser rapidement la tendance, mais si la police juge que cela serait utile, c’est bien sûr quelque chose que je serais prête à envisager », a-t-elle déclaré en réponse à cette solution.