Entretien : le président tchèque est sous influence russe [FR]

De nombreux Tchèques pensent que leur président eurosceptique, Václav Klaus, est influencé par Moscou. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EURACTIV Lukas Pachta, analyste politique chez Europeum, un think tank praguois spécialisé dans la politique européenne.  

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De nombreux Tchèques pensent que leur président eurosceptique, Václav Klaus, est influencé par Moscou. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EURACTIV Lukas Pachta, analyste politique chez Europeum, un think tank praguois spécialisé dans la politique européenne.  

La Russie travaille « de manière intelligente, très discrète, [et] très professionnelle » afin d’ébranler l’UE et de bloquer la ratification du traité de Lisbonne, a déclaré M. Patcha. L’analyste a coupé court à toute affirmation selon laquelle M. Klaus serait l’instrument de Moscou. Néanmoins, il a donné quelques exemples qui montrent que M. Klaus s’est montré solidaire à l’égard de Moscou, et qu’il a même reçu des fonds de compagnies russes afin de publier son livre. 

Selon M. Patcha, le traité de Lisbonne a été « gelé » par le sénat tchèque, au sein duquel M. Klaus a un véritable rôle à jouer. En effet, à la suite de la démission du Premier ministre (EURACTIV 25/03/09), le président dispose de pouvoirs constitutionnels accrus, et il pourrait tenter de maintenir cette situation le plus longtemps possible, a déclaré l’analyste. 

Par rapport à la nomination d’un nouveau Premier ministre ou à la possibilité que M. Topolánek soit renommé, le principal acteur est là encore le président Klaus, selon M. Patcha. Or personne ne sait vraiment ce qu’il peut décider car il est « très imprévisible », a ajouté l’analyste. 

La visite du président américain Barack Obama à Prague, le 5 avril, semble désormais moins « confortable » pour Washington, a-t-il souligné. Mais il s’attend toutefois à ce que M. Topolánek joue le rôle d’hôte principal de M. Obama. 

M. Patcha estime également que la Maison Blanche pourraient ne pas révéler, de manière diplomatique, son intention de donner suite au projet de déploiement d’un radar américain sur le territoire tchèque. Ce radar fait partie du projet de bouclier antimissile de l’ancienne administration américaine. Le sénat tchèque n’a pas pu différencier la ratification du traité de Lisbonne de l’accord avec les Etats-Unis sur le radar. 

« M. Obama n’annulera pas sa visite. Il y aura un discours [d’Obama] à Prague à l’intention des citoyens. Quant aux réunions avec MM. Topolánek et Klaus, il n’y aura que des poignées de main, pas de véritable réunion », a-t-il déclaré.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.