Entretien : les libéraux démocrates promettent un retour à la politique de proximité [FR]

Le leader des libéraux démocrates britanniques, Nick Clegg, a parlé dans un entretien à EURACTIV de l'objectif de son parti de frapper à un million de portes en vue des élections européennes de l'année prochaine. Il a également fait part de sa conviction quant au fait que grâce à un retour à la politique de proximité, associé à des technologies de campagne innovatrices, il sera possible de lutter contre l'apathie politique parmi les électeurs.

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Le leader des libéraux démocrates britanniques, Nick Clegg, a parlé dans un entretien à EURACTIV de l’objectif de son parti de frapper à un million de portes en vue des élections européennes de l’année prochaine. Il a également fait part de sa conviction quant au fait que grâce à un retour à la politique de proximité, associé à des technologies de campagne innovatrices, il sera possible de lutter contre l’apathie politique parmi les électeurs.

Selon M. Clegg, l’objectif du parti de frapper à un million de portes vise à rassembler du soutien à tous les niveaux politiques. « Faire du porte à porte dans les communautés, les villages et les villes du Royaume-Uni » permet d’expliquer aux électeurs « directement et en personne » ce qu’ils défendent lors des élections européennes et nationales. 

Selon le dirigeant des libéraux démocrates, la clé pour réengager les millions de citoyens britanniques et européens qui tournent le dos à la politique en général est d’associer la politique de proximité avec l’utilisation innovatrice des technologies modernes qu’offre Internet. 

« A mon avis, il s’agit de combiner l’ancien et le nouveau. Dans un sens, on revient à la politique d’antan, fondée sur la proximité, tout en reconnaissant les moyens plus diversifiés grâce auxquels les individus reçoivent de l’information », a-t-il indiqué.

M. Clegg, ancien eurodéputé, a admis que lorsqu’il faisait du porte à porte, il a constaté une plus grande apathie parmi les électeurs britannique à l’égard de l’Europe et du projet européen que par rapport aux questions nationales. Toutefois, il a également relevé que cette apathie reflétait une « crise de la légitimité » à tous les niveaux politiques. 

Le dirigeant des libéraux démocrates a également affirmé que « l’incertitude au sujet du traité de Lisbonne a fortement nuit à l’image et à la crédibilité de l’UE ». Il espère qu’ils pourront tous jouer un rôle de persuasion auprès des Irlandais pour qu’ils votent en faveur du traité lors du nouveau référendum de 2009, a-t-il ajouté.  

Par rapport à la proposition d’Andrew Duff, également membre des libéraux démocrates britanniques, qui vise à mettre en place pour 2014 (EURACTIV 13/10/08) des élections européennes transnationales, M. Clegg a indiqué qu’il s’agit « d’une ambition à long terme très compréhensible ».

Toutefois, il n’a pas tardé à souligner que même si l’idée lui plaisait, les responsables politiques européens devaient être réalistes dans le court terme. « Quant vous vous adressez aux électeurs, il faut utiliser des termes qui leur parlent. Par exemple, faire une campagne de proximité dans le Leicester au nom d’un candidat grec dont ils n’ont jamais entendu parler et dont ils n’arrivent probablement même pas à prononcer le nom, je ne pense pas que ce soit la meilleure manière pour que les électeurs votent lors d’une élection européenne. Il faut avancer pas à pas. » 

Enfin, M. Clegg est convaincu que les récentes crises économiques et financières ont donné des meilleures raisons aux électeurs de croire dans l’action collective européenne, et, par conséquent, le taux de participation pourrait être plus élevé en juin. Mais cela n’est possible que « si les responsables politiques expliquent clairement le lien entre les décisions qui sont prises au niveau européen » et montrent quels sont « les bénéfices directs pour eux et leurs familles », a-t-il expliqué. « Si vous ne le faites pas, je pense que les craintes que beaucoup de personnes ne vont simplement pas voter vont subsister », a-t-il indiqué. 

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.