Entretien : Réviser les procédures d'appel d'offre est essentiel pour le marché unique [FR]

Les partenariats public-privé peuvent aider les Etats membres à lever les fonds nécessaires pour mettre en oeuvre les politiques européennes fondamentales. Toutefois, un expert sur la question estime que les lacunes et l'opacité des procédures d'appel d'offre freinent leur développement.

Les partenariats public-privé peuvent aider les Etats membres à lever les fonds nécessaires pour mettre en oeuvre les politiques européennes fondamentales. Toutefois, un expert sur la question estime que les lacunes et l’opacité des procédures d’appel d’offre freinent leur développement.

Les procédures européennes d’appel d’offre, qui régissent également l’établissement de partenariats public-privé, visent à encourager des enchères plus ouvertes et plus compétitives dans le marché unique pour approvisionner en biens et en services les gouvernements et autres autorités nationales.

Une compétition accrue devrait faire baisser les prix et assurer une meilleure efficacité mais les règles relatives à l’établissement des PPP n’étant pas claires, les autorités publiques comme les investisseurs privés se montrent réticents.

Selon Michael Burnett, expert en PPP et conférencier à l’Institut européen d’administration publique (EIPA), il faut rapidement combler cette lacune car certains Etats membres tentent de remplir les conditions strictes de l’UE en matière de fiscalité mais sont à court de liquidités. Ils ont donc désespérément besoin d’investissements du secteur privé pour mener à bien des projets d’infrastructures à grande échelle planifiés par l’UE et pour stimuler la compétitivité européenne grâce à l’innovation et la recherche.

Celui-ci a confié à EURACTIV : « Tout tourne autour des politiques européennes car les coûts nécessaires à la réalisation de certains projets sont colossaux : les réseaux de transport trans-européens nécessitent 600 milliards d’euros avant 2020, la directive cadre sur l’eau, 300 milliards. A ce jour, les anciens Etats membres n’ont pas les fonds nécessaires, les nouveaux Etats encore moins, et ils ne les trouveront pas grâce aux fonds structurels. D’énormes investissements du secteur privé sont donc nécessaires ».

Le commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy, a annoncé qu’en fonction des résultats de l’analyse d’impact prévue au premier semestre 2007, il déciderait ou non de proposer une nouvelle législation.

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