Éric Zemmour ne sera pas candidat aux législatives « avec ou sans coalition » avec le RN
Éric Zemmour ne sera pas candidat aux élections législatives anticipées du 30 juin et 7 juillet prochain « avec ou sans coalition » avec le Rassemblement national (RN), a confirmé un haut gradé du parti Reconquête.
Éric Zemmour ne sera pas candidat aux élections législatives anticipées du 30 juin et 7 juillet prochain « avec ou sans coalition » avec le Rassemblement national (RN), a confirmé un haut gradé du parti Reconquête! à des journalistes dont Euractiv.
« [Éric] Zemmour ne sera pas candidat, avec ou sans coalition. Sa circonscription dans le Var [a un député] sortant du RN, et il ne veut pas faire barrage à la victoire de la coalition LR-RN telle qu’elle se dessine », a précisé la source, qui a exigé l’anonymat.
Marion Maréchal rencontrait Éric Zemmour au QG de Reconquête! mardi 11 juin dans l’après-midi.
Depuis dimanche soir, Marion Maréchal se battait pour mettre sur pied une coalition des droites extrêmes, en alliance assumée avec le RN.
Si le président-fondateur de Reconquête! a quant à lui souvent fait part de ses réticences au sujet d’une coalition avec le RN, il avait ouvert le champ dès dimanche, en appelant à « l’union des droites ».
« Nous, on veut absolument ce rassemblement. Éric Zemmour, ça fait 30 ans qu’il parle de rassemblement des droites » explique le haut gradé.
Après 24 heures de flou sur une potentielle alliance, tout est pourtant tombé à l’eau, Jordan Bardella ayant vraisemblablement refusé de s’associer de près ou de loin avec Éric Zemmour, selon un communiqué de presse publié sur le compte X de Marion Maréchal.
« La condition [d’une alliance avec le RN], c’était que Zemmour ne soit pas candidat », a confirmé la source, une demande jugée « acceptable » au sein du parti : « La condition était remplie » puisque l’ancien journaliste ne souhaitait pas concourir, quelles que soient les conditions.
Elle ajoute que le RN avait été prévenu dès lundi 10 juin au soir qu’Éric Zemmour ne se présenterait pas.
« Qu’est-ce qui a changé entre hier et aujourd’hui ? Je ne sais pas ».
Le « refus du RN du principe même d’un accord » est « une grande déception pour la France », affirme Marion Maréchal dans son communiqué, et pose la question de l’avenir du parti au sortir des élections.
Cette même source a aussi estimé que la création d’un « super groupe » entre les deux factions d’extrême droite au Parlement européen, les Conservateurs et réformistes européens (CRE) d’un côté et Identité et Démocratie (ID) de l’autre, « n’arrivera pas ».