Face au président de la Commission, la France défend d'abord la PAC

Le président de la République a rencontré le président de la commission européenne, en visite à Paris, samedi 17 novembre. Dans les négociations sur le budget 2014-2020, la préservation du budget agricole reste la priorité de Paris.

EURACTIV.fr

Le président de la République a rencontré le président de la commission européenne, en visite à Paris, samedi 17 novembre. Dans les négociations sur le budget 2014-2020, la préservation du budget agricole reste la priorité de Paris.

Trois jours après les propositions du président du Conseil européen sur le budget 2014-2020 de l’UE, qui ont fortement déplu à la France, le président de la Commission européenne était de passage à Paris, samedi 17 novembre. 

Sur la forme, François Hollande et José Manuel Barroso sont d’accord : le budget européen doit participer à la relance de l’économie et à l’investissement. Mais dans le détail, les priorités divergent. 

José Manuel Barroso a insisté sur le caractère essentiel des investissements d’avenir en matière de recherche et d’innovation et de financement des grands réseaux pan-européens visant à « connecter l’Europe », indique le communiqué rendu public à l’issue de la rencontre. 

Pour sa part, François Hollande n’en démord pas, les crédits de la Politique agricole commune doivent être « préservés ». Ils sont une contribution directe à la croissance, estime-t-il. La politique de cohésion, la recherche et l’innovation ainsi que les grands projets d’infrastructures viennent dans un 2e temps. 

Les deux hommes ont toutefois tous deux réaffirmé leur engagement à « dépenser mieux ». 

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept doivent se retrouver les 22 et 23 novembre à Bruxelles pour tenter de trouver un accord sur les contours généraux des budgets des années 2014 à 2020. Le montant de l’enveloppe globale fait toujours débat.

Alors que la Commission réclame 1092 milliards d’euros, la France et l’Allemagne envisagent plutôt un chiffre aux alentours de 970 milliards. M. Hollande a rappelé, samedi 17 novembre, que le budget de l’UE devait rester « compatible avec la maîtrise de nos finances publiques ». Une manière polie de rappeler à José Manuel Barroso qu’il ne peut pas à la fois se faire le gardien des déficits budgétaires, tout en demandant toujours plus d’argent. 

L’avenir politique de l’UE et celui de l’union économique et monétaire ont aussi été évoqués. Les deux sujets seront au menu du Conseil européen du mois de décembre.