Face au risque d’une « catastrophe de grande ampleur », Vladimir Poutine se dit favorable à une mission de l’AIEA à Zaporijjia
Les présidents russe et français Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont évoqué leur préoccupation face à la situation dans la centrale nucléaire de Zaporijjia lors d’un appel vendredi (19 août), ont indiqué le Kremlin et l’Élysée.
Les présidents russe et français Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont évoqué leur préoccupation face à la situation dans la centrale nucléaire de Zaporijjia lors d’un appel vendredi (19 août), ont indiqué le Kremlin et l’Élysée.
Selon ce que rapportent les médias russes, le président russe Vladimir Poutine s’est inquiété du « bombardement ukrainien » de la centrale nucléaire de Zaporijjia, qui constitue, selon lui, la menace d’une « catastrophe à grande échelle ».
Pour rappel, Russes et Ukrainiens s’accusent mutuellement des bombardements dont la centrale est la cible. M. Macron a signifié à M. Poutine qu’il était le « seul responsable de la situation actuelle et des risques qui y sont liés », selon l’Elysée.
Vladimir Poutine a ensuite indiqué au président français être favorable à l’envoi d’une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
La préoccupation pour la « sûreté nucléaire » est partagée par Emmanuel Macron, a indiqué l’Élysée. Ce dernier souhaite que l’envoi de la mission d’expert se fasse « dans les meilleurs délais » et « à des conditions agréées par l’Ukraine et les Nations unies ».
Selon l’Élysée, M. Poutine aurait donné « son accord pour le déploiement de cette mission et les modalités évoquées ».
Avant M. Poutine, Emmanuel Macron s’était aussi entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky mardi (16 août), avec lequel il avait échangé des « modalités d’une telle mission ».
Selon les précisions apportées par l’Elysée en fin de journée vendredi, les conditions acceptables pour l’Ukraine impliquent notamment que la mission « aille à Zaporijjia en passant par la partie de l’Ukraine qui est bien sous le contrôle des autorités ukrainiennes » et « non pas en venant de Russie ». M. Poutine aurait donc accepté cela.
Quant à la temporalité le palais présidentiel n’indique pas de date mais souhaite que la mission puisse partir « le plus tôt possible ». L’Elysée a réaffirmé la nécessité que les conditions de sécurité soient négociées et qu’il puisse y avoir un « arrêt des combats le temps au moins de la mission et si possible au-delà afin que la centrale soit un lieu sûr ».
Le dernier appel entre M. Macron et M. Poutine remontait au 28 mai dernier – le chancelier Olaf Scholz y avait également participé. Les deux chefs d’État sont convenus de rester en contact « dans les prochains jours » aux fins de l’organisation de cette mission.
L’Elysée a aussi ajouté que « chaque engagement du président Poutine doit pouvoir être vérifié dans la réalité », ce qui nécessite donc un « contact étroit pour que ce qui s’est dit soit exécuté ».