FESF : la Slovaquie sous les projecteurs après la ratification de l'Allemagne

  Aujourd'hui (29 septembre), le Bundestag allemand a voté en masse pour approuver l'élargissement du fonds de sauvetage de la zone euro de 440 milliards d'euros. Tous les regards se tournent à présent vers les six autres pays qui doivent encore ratifier ces changements. Un reportage d'EURACTIV Allemagne.

Angela Merkel happy ratification_Picnik.jpg
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Aujourd'hui (29 septembre), le Bundestag allemand a voté en masse pour approuver l'élargissement du fonds de sauvetage de la zone euro de 440 milliards d'euros. Tous les regards se tournent à présent vers les six autres pays qui doivent encore ratifier ces changements. Un reportage d'EURACTIV Allemagne.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a prouvé que les sceptiques avaient tort en obtenant le soutien de « sa propre majorité » au sein des trois partis de sa coalition concernant les nouvelles compétences du Fonds européen de stabilité financière.

Ce projet de loi a été adopté à raison de 523 en faveur, 85 contre et 3 abstentions, entraînant la ratification de la décision prise par les dirigeants de la zone euro lors d'un sommet le 21 juillet.

Certains se demandaient si Mme Merkel aurait besoin du soutien de l'opposition socialiste et verte pour l'approbation des nouveaux pouvoirs du FESF, dans la mesure où des membres du FDP de sa propre coalition menaçaient de rejeter l'adoption.

Le propre parti d'Angela Merkel, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), était également rongé par l'opposition à ce projet de loi ; l'éminent député Wolfgang Bosbach affirmait notamment avoir l’intention de voter contre, car selon lui, le FESF ne ferait que permettre de gagner du temps, sans réellement régler les problèmes sous-jacents de la zone euro.

Toutefois, Mme Merkel a finalement réussi à s'assurer la majorité, évitant par la même occasion une crise de leadership au sein de la coalition au pouvoir.

« Les marionnettistes des députés du CDU et du FDP au Bundestag sont parvenus à étouffer une révolution internet et à s'assurer un soutien suffisant lors de la ratification du FESF aujourd'hui », a déclaré Eurointelligence, un service indépendant en ligne qui fournit des commentaires et des analyses sur la zone euro.

Toutefois, Eurointelligence a conseillé aux europhiles de ne pas trop se réjouir de cette large majorité. « Le résultat final n'a jamais été remis en question, dans la mesure où l'opposition [les socialistes et les verts] avait indiqué qu'elle soutiendrait le projet de loi avant le vote ».

Incertitude en Slovaquie

Maintenant que la plus grande économie de la zone euro a officiellement approuvé la réforme du FESF, tous les regards se tournent vers les pays restants.

En Finlande, où la ratification avait déchaîné l'opinion publique, le parlement a ratifié les modifications mercredi (28 septembre), approuvant ainsi la contribution du pays au second plan de renflouement pour la Grèce.

La Finlande a toutefois insisté sur l'obtention de « garanties collatérales » en échange de la contribution d'Helsinki au programme de renflouement de la Grèce. « L'obtention de garanties est une condition pour la participation de la Finlande », a déclaré après le vote la ministre finlandaise des finances, Matti Hirvola.

Maintenant que l'Allemagne et la Finlande ont ratifié l'élargissement du FESF, seuls six pays doivent encore approuver ces modifications : l'Autriche, Chypre, l'Estonie, Malte, les Pays-Bas et la Slovaquie.

Parmi ceux-ci, la Slovaquie apparaît comme le plus grand obstacle encore à franchir pour terminer le processus de ratification.

Le parlement slovaque devrait procéder au vote avant le prochain sommet des dirigeants de l'UE les 17 et 18 octobre prochains, ont déclaré mercredi (28 septembre) la première ministre, Iveta Radicova, et deux autres partis de la coalition.

Jozef Kollar, le président du comité sur le budget du parlement slovaque et membre du partenaire minoritaire de la coalition SaS qui s'oppose au FESF, a laissé entendre qu'un accord était en vue.

« Nous voulons une solution qui remplisse deux conditions : nous n'empêcherons pas d'autres pays d'approuver le FESF et cela ne nécessitera pas un seul centime de la part des contribuables slovaques », a déclaré M. Kollar, selon Bloomberg. A la question de savoir si un accord au sein de la coalition était probable, il a répondu : « oui ».

La Slovaquie avait précédemment affirmé qu'elle serait le dernier pays de la zone euro à voter en faveur de la réforme du FESF.