France : le ciel s'assombrit pour la Constitution européenne [FR]

Un deuxième sondage plaçant le "non" en tête est venu renforcer l'incertitude régnant en France à un peu plus de deux mois du référendum sur la Constitution européenne. Les principales figures du camp du "oui", au premier rang desquelles le président Chirac, sont invitées à réagir pour inverser la tendance.

Un deuxième sondage plaçant le « non » en tête est venu renforcer l’incertitude régnant en France à un peu plus de deux mois du référendum sur la Constitution européenne. Les principales figures du camp du « oui », au premier rang desquelles le président Chirac, sont invitées à réagir pour inverser la tendance.

Selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos et publié dans Le Figaro du 21 mars, 52% des Français ayant arrêté leur choix en vue du scrutin du 29 mai entendent à se prononcer contre la ratification de la Constitution européenne. Un tel résultat doit être relativisé, dans la mesure où plus de la moitié des 860 personnes interrogées se déclarent encore indécises à dix semaines du référendum. 

Le président français Jacques Chirac s’est jusqu’ici abstenu de faire directement campagne pour le « oui », mais de plus en plus de voix s’élèvent pour lui demander de sortir de sa réserve et de s’exprimer solennellement sur le sujet. 

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, doit intervenir sur la chaîne publique France 2 le 21 avril prochain pour aborder les principaux sujets sensibles du moment au niveau européen, notamment la Constitution et la proposition de directive sur les services.

Dans le même temps, le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a indiqué que son pays pourrait être amené à envisager un retrait de l’UE en cas de victoire du « non » lors du du référendum du 27 septembre prochain.