François Hollande confirme la candidature de Moscovici à la Commission

François Hollande a confirmé la candidature de l'ancien ministre des Finances Pierre Moscovici à un poste de commissaire européen, dans une lettre au nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

EURACTIV.fr / Reuters
Pierre Moscovici, France’s candidate for commissioner and former finance minister. September 2012. [Philippe Grangeaud/Flickr]
Pierre Moscovici, France's candidate for commissioner and former finance minister. September 2012. [Philippe Grangeaud/Flickr]

François Hollande a confirmé la candidature de l’ancien ministre des Finances Pierre Moscovici à un poste de commissaire européen, dans une lettre au nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

La France aura pris son temps avant de confirmer la candidature de Pierre Moscovici à un poste de commissaire européen à Bruxelles.

Deux jours avant la date butoir, le 31 juillet, François Hollande a finalement confirmé que l’ancien ministre des Finances serait le candidat français à Bruxelles, dans une lettre au nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker, dont Reuters a obtenu copie.

L’officialisation de cette candidature met fin aux espoirs des autres candidatures françaises à un poste à Bruxelles, telles que celles d’Élisabeth Guigou, la présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale ou de l’eurodéputée Pervenche Berès.  

« Je vous confirme que la France désigne M. Pierre Moscovici au titre des personnalités que le Conseil (européen), en accord avec vous-même, est appelé à proposer comme membres de la Commission européenne », écrit le chef de l’État français.

Portefeuille en discussion

François Hollande ne précise pas le poste que la France souhaite voir occupé par son ancien ministre des Finances, mais les dirigeants français ne font pas mystère de leur souhait que ce soit un poste de responsabilité économique.

Un souhait qui s’est pour le moment heurté aux résistances de Berlin, peu enclin à confier le portefeuille des affaires économiques et monétaires à un français, alors que Paris peine à ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB et multiplie les appels en faveur d’une application plus souple du pacte européen de stabilité et de croissance.

>>Lire : Berlin juge le déficit français incompatible avec le poste de commissaire à l’économie

Dans son courrier le chef de l’État se borne à faire-valoir que Pierre Moscovici, « par ses qualités propres comme par son expérience, a montré la compétence générale et l’engagement européen qui lui permettront d’assumer de manière indépendante »  d’importantes responsabilités.

>>Lire : La France tarde à choisir son ou sa commissaire

La candidature de Pierre Moscovici à un poste de commissaire européen était ans les tuyaux depuis le remaniement ministériel de mars 2014, au cours duquel il avait perdu le portefeuille de l’économie et des Finances.

L’ancien ministre avait alors reçu l’assurance de la part du Président François Hollande qu’il serait le candidat de la France à un siège au sein du prochain exécutif européen.

>> INFOGRAPHIE : le casting casse-tête de la future Commission européenne

Une majorité d’États membres a maintenant révélé le nom de leurs candidats qui devront maintenant passer des auditions individuelles devant les Parlement européen pour une entrée en fonction du nouvel exécutif européen au plus tard le 1er novembre 2014.