Friedrich Merz exige une « correction fondamentale » de l’approche règlementaire de Bruxelles
Le chancelier allemand Friedrich Merz a critiqué la Commission européenne pour son excès de règlementation, quelques heures avant le début d’une réunion informelle des dirigeants de l’UE à Copenhague, mercredi 1er octobre.
À l’issue de la première retraite de la coalition gouvernementale allemande CDU/CSU-SPD dans la banlieue de Berlin, le chancelier allemand a averti que Bruxelles devait « corriger fondamentalement » son approche en matière de règlementation.
« La densité actuelle de la règlementation émanant de l’UE ne peut pas rester telle quelle », a-t-il déclaré aux journalistes devant la Villa Borsig, où se tenait la retraite. « À l’heure actuelle, elle est tout simplement trop importante. »
Friedrich Merz a indiqué qu’il ferait pression pour changer cela, « en particulier sur la Commission européenne », insistant sur le fait qu’elle « doit assumer sa responsabilité dans la réduction de la bureaucratie ».
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tension entre ambitions économiques et contraintes règlementaires au sein de l’Union européenne. Face à une concurrence mondiale accrue, notamment de la part de la Chine et des États-Unis, l’exécutif de l’UE a proposé en février un paquet législatif dit « Omnibus », visant à alléger les charges administratives existantes pesant sur les entreprises et la compétitivité du bloc.
De son côté, l’Allemagne poursuit sa propre politique de simplification avec un plan d’action pour la dérégulation, l’ouverture, la mondialisation, et la désbureaucratisation « douce » (ou DOGE pour Deregulierung, Öffnung, Globalisierung, Entbürokratisierung).
Le chancelier a par ailleurs fait valoir que la compétitivité industrielle est « une question centrale » au niveau de l’UE et « doit se refléter dans la règlementation européenne ».