Galileo : signature de deux contrats d’infrastructures terrestres

En visite au salon du Bourget, le commissaire à l’Industrie Antonio Tajani a annoncé la signature de deux contrats, français et britannique, qui permettront de finaliser la mise en place du réseau européen de navigation assistée.

EURACTIV.fr
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En visite au salon du Bourget, le commissaire à l’Industrie Antonio Tajani a annoncé la signature de deux contrats, français et britannique, qui permettront de finaliser la mise en place du réseau européen de navigation assistée.

Le projet Galileo pour un réseau de satellites européens est relancé. En mai dernier le commissaire Tajani était fier d’annoncer le lancement, en octobre prochain, du premier satellite européen. Cette « bonne nouvelle » a mis fin à de longues crispations qui contrariaient depuis une dizaine d’années les avancées du projet.

En visite, le 22 juin, au salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget, Antonio Tajani a redit sa confiance pour le prochain lancement, et a annoncé la signature de deux nouveaux contrats.

Contrats

Il s’agit de la passation de deux marchés publics qui interviennent dans la phase de déploiement du projet Galileo.

Le premier, nommé « Segment mission Galileo », est estimé à un montant de 281 millions d’euros, et a été attribué à l’entreprise française Thales alenia space. Le second contrat a été passé avec EADS Astrium, la filière anglaise du concepteur français EADS. Il s’élève à 73,5 millions d’euros. 

« Les deux contrats signés aujourd’hui concernent la partie terrestre de l’infrastructure Galileo. Il s’agit, d’une part, de développer et de déployer un vaste réseau de stations réparties sur l’ensemble du globe et, d’autre part, d’installer les équipements des centres de contrôle situés en Europe. Ces centres constituent les véritables centres nerveux du système. Ils permettent aux équipes en charge des opérations de contrôler le bon fonctionnement des satellites, la qualité des services fournis et la sécurité du système », a déclaré le commissaire dans son discours.

Perspectives

Seconde bonne nouvelle annoncée au Bourget, le financement du programme devrait être inférieur à celui précédemment échelonné. 500 millions d’euros d’économies pourraient être réalisées.

 » Je suis d’avis que ce chiffre (…) peut être revu à la baisse avec une réduction des coûts de 500 millions d’euros de moins » a annoncé le commissaire.

Un point positif de taille quant on sait que le financement a toujours représenté un frein au développement de Galileo.

Le budget total du projet pour la période 2007-2013 s’élève à 3,4 milliards d’euros. Mais les 2/3 du budget ont déjà été engagés. Et 12 satellite restent encore à construire. 

Dans un rapport, paru en janvier dernier, à mi-parcours des programmes européens de radionavigation par satellite, la Commission a fait état d’une estimation de 1,9 milliards d’euros pour achever totalement l’infrastructure, et de coûts d’exploitation annuels moyens de 800 millions d’euros.

« Je pense qu’il s’agit d’une bonne nouvelle car les budgets publics ne sont pas extensibles, surtout en cette période », a ajouté Antonio Tajani.

Le premier satellite Galileo devrait être lancé en octobre prochain. D’ici à 2014, 18 satellites devraient être mis sur orbite, 30 en 2020.