GB : le gouvernement s'en prend aux banques après la polémique impliquant l'europhobe Farage

Le gouvernement britannique va durcir les règles permettant aux banques de fermer les comptes de leurs clients après la polémique suscitée par la fermeture des comptes de l'europhobe Nigel Farage dont les "valeurs" ne correspondraient pas à celles de sa prestigieuse banque.

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Nigel Farage avait dénoncé il y a plusieurs jours la fermeture de ses comptes par la très chic Coutts, banque de la défunte reine Elizabeth II et filiale de NatWest.

Le gouvernement britannique va durcir les règles permettant aux banques de fermer les comptes de leurs clients après la polémique suscitée par la fermeture des comptes de l’europhobe Nigel Farage dont les « valeurs » ne correspondraient pas à celles de sa prestigieuse banque.

« Les banques occupent une place privilégiée dans notre société et il est normal que nous équilibrions les droits des banques à agir dans leur intérêt commercial et le droit de chacun à s’exprimer librement », a affirmé jeudi (20 juillet) le secrétaire d’Etat au Trésor Andrew Griffith, cité dans un communiqué.

M. Farage, ancien dirigeant du Parti du Brexit et du parti anti-immigration UKIP, avait dénoncé il y a plusieurs jours la fermeture de ses comptes par la très chic Coutts, banque de la défunte reine Elizabeth II et filiale de NatWest.

Selon des documents dévoilés par M. Farage dans une vidéo mardi soir sur Twitter et auxquels le tabloïd Mail Online a eu accès, Coutts se serait notamment inquiétée « des risques pour la réputation de notre banque en étant associée à lui ».

Actuellement à la tête d’une émission de télé où il pourfend le « wokisme » et la supposée « cancel culture », Nigel Farage affirme dans cette vidéo que la banque a estimé que « des commentaires et des comportements qui ne collent pas avec les valeurs et les objectifs de la banque ont été démontrés » et qu’il est « vu comme xénophobe et raciste ».

L’ex-député eurosceptique au Parlement européen a fait campagne pendant des décennies pour que son pays quitte l’Union européenne. Il a été l’un des personnages centraux du référendum sur le Brexit en 2016, suscitant la controverse en concentrant sa campagne sur l’immigration.

Le Premier ministre Rishi Sunak était monté au créneau mercredi, affirmant que « personne ne devrait être interdit d’utiliser des services de base en raison de ses vues politiques ».

Jeudi, la directrice générale de NatWest Alison Rose a présenté ses excuses à Nigel Farage. « Je crois fermement que la liberté d’expression et l’accès à un compte bancaire sont fondamentaux dans notre société. Il n’est absolument pas dans notre politique de refuser un client sur la base d’opinions personnelles et politiques légales », a-t-elle écrit dans un communiqué.

En vertu des nouvelles règles annoncées par le gouvernement, une banque devra désormais justifier toute fermeture de compte et donner un préavis de 90 jours au client concerné afin qu’il puisse déposer un recours ou trouver un nouvel établissement.