Gibraltar affirme qu'un accord sera trouvé avec l'UE en 2024
L’avenir de la relation entre Gibraltar et l’Union européenne sera décidé au cours du premier semestre de cette année, a affirmé mardi le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, concluant une négociation vieille de presque huit ans.
L’avenir de la relation entre Gibraltar et l’Union européenne sera décidé au cours du premier semestre de cette année, a affirmé mardi (9 janvier) le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, concluant une négociation vieille de presque huit ans.
M. Picardo a exprimé son optimisme quant à la possibilité d’une résolution rapide à la relation que Gibraltar et l’UE devront maintenir à l’avenir, lors de ses vœux à la Nation.
Dans son message, M. Picardo a noté que « 2024 est l’année où, enfin, il sera déterminé si un accord peut être conclu » avec Bruxelles, en attente d’une solution depuis que le Royaume-Uni s’est engagé à quitter l’Union européenne en juin 2016.
Gibraltar, petit bout de territoire à la pointe sud de la côte espagnole, est une colonie britannique depuis 1713, et sa souveraineté a été revendiquée à plusieurs reprises par l’Espagne.
Mais M. Picardo a mis en garde contre « certains aspects du débat avec l’UE et l’Espagne qui pourraient nous mettre mal à l’aise » et a appelé à « la patience et au calme stoïque » pendant les négociations, affirmant que ceux-ci « seront nos seuls alliés ».
Le chef de Gibraltar a également recommandé d’être « prêt à faire face à toute pression qui pourrait survenir » à la fin de la période de négociation.
Gibraltar placé sur la corde raide
Le ministre en chef, qui s’était activement opposé au Brexit, a également souligné que le processus de sortie du Royaume-Uni de l’UE était « l’un de ces cas d’adversité indubitable » qui nous a forcés « à nous asseoir à une table à laquelle nous n’avons probablement jamais voulu être » et qui a placé Gibraltar « sur une corde raide ».
« Nous ne serions pas en train de négocier ce traité si le Royaume-Uni n’avait pas voté pour quitter l’UE », a souligné M. Picardo, ajoutant que « quiconque à Gibraltar suggère que ces négociations auraient pu être conclues avec succès plus tôt relève de la pure fantaisie ».
Le dirigeant de Gibraltar a apprécié la « collaboration étroite avec le Royaume-Uni » et a déclaré qu’ils avançaient dans « cette négociation difficile et délicate vers une conclusion fructueuse ».
Lors du référendum sur le Brexit, qui s’est tenu en juin 2016, 96 % des électeurs de Gibraltar avaient voté pour rester dans l’UE.