Giorgia Meloni dément les rumeurs de chute de son gouvernement

Giorgia Meloni a démenti la « conspiration » et les rumeurs selon lesquelles son gouvernement serait en mauvaise posture et pourrait être remplacé par un gouvernement plus pro-européen, à l'image de celui mené par l'ancien Premier ministre, Mario Monti, entre 2011 et 2013.

EURACTIV Italie
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Mme Meloni a déclaré qu'elle voyait des préoccupations « en particulier dans les souhaits de ceux qui, comme toujours, imaginent qu'un gouvernement démocratiquement élu doit rentrer chez lui ». [[Shutterstock/Alexandros Michailidis]]

Giorgia Meloni a démenti la « conspiration » et les rumeurs selon lesquelles son gouvernement serait en mauvaise posture et pourrait être remplacé par un gouvernement plus pro-européen, à l’image de celui mené par l’ancien Premier ministre, Mario Monti, entre 2011 et 2013. 

Les raisons invoquées par la presse pour expliquer cette hypothèse comprennent la crise migratoire actuelle et l’absence d’accord au niveau européen sur la manière de la gérer.

Au cours d’un entretien, Mme Meloni a déclaré qu’elle « ne tombera[it] certainement pas à cause d’une conspiration. Ce qui est arrivé à d’autres avant moi ne m’arrivera pas », faisant référence à l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, déchu en 2011 et laissant la place à l’économiste Mario Monti.

« Si les choses tournent mal, ce sera à cause de nous, à cause de quelque chose de concret », a ajouté la Première ministre.

Mme Meloni commente néanmoins la possibilité d’une chute et précise qu’elle ne soutiendra aucun gouvernement technocrate. « Si je tombe, c’est le retour au vote », a-t-elle souligné.

Tous les ministres de centre droit ont nié l’existence de ce risque, mais plusieurs ont souligné qu’il existe des pays gouvernés par la gauche qui espèrent que l’Italie sera bientôt dirigée par des technocrates et que la droite perdra le pouvoir.

« Ils souhaitent le malheur de l’Italie dans l’espoir de s’emparer du pouvoir […] Beaucoup espèrent une augmentation du spread [augmentation de l’écart entre les taux d’intérêt d’un pays et un taux de référence général] ou une dégradation des agences de notation pour pouvoir mettre en cause le gouvernement et contrarier, une fois de plus, la volonté du peuple », a écrit le ministre de la Défense Guido Crosetto (Fratelli d’Italia/CRE) sur X (anciennement Twitter).

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani (Forza Italia/PPE), affirme ne pas s’inquiéter de la propagation des rumeurs et que le gouvernement se montrera sérieux, crédible et fiable pour protéger l’économie italienne et les investisseurs.

Les principaux représentants de Fratelli d’Italia, sous couvert d’anonymat, admettent que « seuls les juges ou un facteur externe peuvent nous faire perdre ».