Grèce : le FMI conditionne son aide à celle de l’UE
Les ministres des Finances de l’Union européenne souhaitent voir les résultats des réformes entamées par Athènes avant de débloquer une nouvelle tranche d’aides.
Les ministres des Finances de l’Union européenne souhaitent voir les résultats des réformes entamées par Athènes avant de débloquer une nouvelle tranche d’aides.
La Grèce ne sera pas en mesure d’honorer ses obligations financières si elle ne reçoit pas la prochaine tranche d’aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE), a déclaré, lundi 24 mai, le ministre des Finances grec.
« Le FMI a clairement fait comprendre qu’il ne versera pas (la tranche d’aide) s’il n’a pas la garantie que l’année prochaine, en cas de besoin, la Grèce trouvera un soutien financier auprès des européens », a dit George Papaconstantinou à la télévision grecque.
Interrogé sur les conséquences d’un refus de cette tranche d’aide par le FMI, il a répondu que « la Grèce cessera alors de payer (…) les salaires, les retraites. Toutes les dépenses publiques ne seront pas versées. »
Possible restructuration?
Lors de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro, lundi 16 mai, les débats sur la Grèce ont été houleux. A demi-mots, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a évoqué une possible restructuration de la dette grecque. Ce à quoi Christine Lagarde s’est immédiatement opposée. Les banques françaises sont les deuxièmes détentrices de la dette publique du pays.
La possibilité d’un deuxième plan d’aide a seulement été évoquée, alors que la situation financière du pays ne s’améliore pas. La Commission européenne anticipe un déficit grec de 9,5% du PIB en 2011 et de 9,3% en 2012, soit largement au dessus des objectifs de 7,6 et 6,5% définis par le programme d’aide octroyé par l’UE et le FMI. La dette devrait bondir à plus de 166% du PIB d’ici l’an prochain.
Les gouvernements européens souhaitent d’abord observer les résultats des réformes lancées par le gouvernement grec, en particulier les privatisations et les réformes structurelles.