Helsinki peut vendre des armes lourdes à la Turquie, selon le ministre finlandais de la Défense

Il n’y a aucune raison pour que la Finlande ne puisse pas vendre des munitions et des armes lourdes à la Turquie, a déclaré le ministre de la Défense, Mikko Savola, alors que son pays est traditionnellement strict en matière d’armement.

Euractiv.com
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Interrogé par Uusi Suomi dimanche soir (19 février) lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, M. Savola (centre) a déclaré qu’il ne voyait aucune raison pour laquelle la Finlande ne pourrait pas également vendre des munitions et des armements lourds à la Turquie. [Shutterstock/Alexandros Michailidis]

Il n’y a aucune raison pour que la Finlande ne vende pas de munitions et d’armes lourdes à la Turquie, a déclaré le ministre de la Défense, Mikko Savola, alors que son pays est traditionnellement strict en matière d’armement, dans un entretien accordé dimanche au journal finlandais Uusi Suomi.

Interrogé par Uusi Suomi dimanche soir (19 février) lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, M. Savola (centre) a déclaré qu’il ne voyait aucune raison pour laquelle la Finlande ne pourrait pas vendre des munitions et des armements lourds à la Turquie.

La perspective de l’adhésion à l’OTAN semble présager des changements dans la politique d’exportation d’armes traditionnellement restrictive de la Finlande.

D’ordinaire, les ministères de la Défense et des Affaires étrangères examinent de très près les questions relatives aux exportations d’armes, puisque le pays défend une politique stricte et ne vend pas de matériel de guerre à des pays en guerre lorsque les droits humains sont bafoués.

Néanmoins, la guerre en Ukraine fait apparaître un nouveau paradigme, après une porte ouverte en janvier dernier : pour la première fois depuis 2019, la Finlande a donné son feu vert à l’exportation de matériel de défense vers la Turquie en octroyant une licence à la société Protective steel.

M. Savola n’a pas caché le lien existant avec l’espoir d’une prochaine adhésion à l’OTAN.

Le ministre a justifié la décision de janvier en affirmant que, dans le cadre de l’adhésion à l’OTAN, la Turquie doit être considérée comme un futur allié. Il estime que l’assouplissement de la règlementation sur les exportations d’armes faisait partie de l’accord signé lors du sommet de l’OTAN à Madrid en juin de l’année dernière.

« Maintenant, la Turquie a fait savoir que la Finlande avait rempli les critères », a déclaré M. Savola.