Hortefeux soutient la construction d’un mur à la frontière turque

En visite à Athènes, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a soutenu le projet grec de construire un mur de 12,5 km à la frontière avec la Turquie, principale porte d’entrée des clandestins dans l’UE.

EURACTIV.fr

En visite à Athènes, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a soutenu le projet grec de construire un mur de 12,5 km à la frontière avec la Turquie, principale porte d’entrée des clandestins dans l’UE.

« Les mesures qui sont engagées, dès lors qu’il ne s’agit pas de restaurer le mur de Berlin, vont dans le bon sens et nous les soutenons », a souligné le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, en visite en Grèce, jeudi 27 janvier.

Il a ainsi apporté son soutien au projet grec de construire un mur de 12,5 km, dans la région de Orestie, à la frontière turque, pour tenter d’arrêter les immigrés illégaux. « La lutte contre l’immigration clandestine passe par l’action nationale de la Grèce, mais aussi par une très grande solidarité européenne avec le soutien de la France», a-t-il ajouté

Schengen contre Sham-gen

Le nombre d’immigrants qui franchissent la frontière gréco-turque a beaucoup augmenter depuis qu’Ankara a établi un régime sans visas avec les pays comme l’Iran, la Syrie, le Yémen, la Libye, le Liban, le Maroc et la Tunisie.

La Turquie a créé son propre régime d’exemption de visas, qui ressemble à l’espace Schengen. Il est surnommé Sham-gen (d’Al-Sham, ou Bilad al-Sham, se référant à la région bordant la Méditerranée orientale, généralement connu comme le Levant ou la Grande Syrie, comprenant la Syrie moderne, Israël, la Jordanie, le Liban et les Territoires palestiniens).

La Bulgarie aussi concernée

La question de la porosité des frontières européennes avec la Turquie se pose aussi pour la Bulgarie, qui borde la Turquie sur 143 kilomètres.

Une porte-parole du ministère bulgare des Affaires étrangères a suggéré, mardi 25 janvier, que l’entrée de Sofia dans l’espace Schengen, initialement prévue pour mars, a été refusée sur fond de craintes, dans les capitales européennes, des développements sur les frontières extérieures de l’UE.

Bien que la Commission ait exprimé son aversion pour les clôtures aux frontières de l’Europe, la Bulgarie a décidé de réinstaller des clôtures de barbelés le long de sa frontière avec la Turquie. Une mesure critiquée par Ankara.

Sofia a également indiqué qu’elle cherchera des financements européenne pour mettre en place des clôtures de barbelés, qui existaient à l’époque communiste, mais qui ont depuis été démantelées.