HSBC: l'activité climatique mondiale rapportera 2 trillions de dollars avant 2020 [FR]
Les revenus mondiaux des entreprises aux activités liées au climat, comme par exemple l’efficacité énergétique, ont augmenté de 75 % en 2008, pour atteindre 530 milliards de dollars, et ils pourraient atteindre 2 trillions de dollars avant 2020, selon une estimation de HSBC Global Research de jeudi (18 septembre).
Les revenus mondiaux des entreprises aux activités liées au climat, comme par exemple l’efficacité énergétique, ont augmenté de 75 % en 2008, pour atteindre 530 milliards de dollars, et ils pourraient atteindre 2 trillions de dollars avant 2020, selon une estimation de HSBC Global Research de jeudi (18 septembre).
Dans le rapport Stern de 2006 sur l’économie du changement climatique, les revenus liés au climat étaient estimés aux alentours de 500 milliards de dollars en 2050.
Nous pouvons observer que ce chiffre apparemment colossal a déjà été dépassé bien avant la date prévue, alors que de plus en plus d’entreprises adaptent leurs modèles d’affaires, explique Joaquim de Lima, directeur mondial des recherches quantitatives sur les liquidités à HSBC.
Le secteur climatique a surpassé en taille celui de l’aérospatiale ou de la défense, avec les Etats-Unis, la France, le Japon, l’Allemagne et l’Espagne comptant pour 76 % des revenus climatiques mondiaux, selon le rapport.
Pour que les revenus atteignent 2 trillions de dollars, la manière dont l’énergie est produite et consommée doit être modifiée et un soutien continu des gouvernements est nécessaire.
Les quatre piliers d’investissements principaux seront : la production d’énergie pauvre en carbone, l’efficacité énergétique, le contrôle de l’eau, des déchets et de la pollution, et le financement climatique, explique le rapport.
L’efficacité énergétique a enregistré son plus haut retour sur investissement à 30 %, suivi par le financement climatique à 24 %.
Il s’agit là d’une tendance très significative au regard de la part substantielle des fonds de stimulation climatique qui ont été affectés à l’efficacité énergétique et à la gestion énergétique par les gouvernements du monde entier, ont affirmé les analystes de la HSBC.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EURACTIV)