"Il faudra débloquer la situation avec les États-Unis" sur le climat, indique Le Maire
L’aubaine que représentait l’arrivée d’Obama à la Maison blanche n’a toutefois pas écarté la perspective d’un "blocage" sur les objectifs climatiques de l’après Kyoto, a déclaré le secrétaire d’État aux Affaires européennes.
L’aubaine que représentait l’arrivée d’Obama à la Maison blanche n’a toutefois pas écarté la perspective d’un « blocage » sur les objectifs climatiques de l’après Kyoto, a déclaré le secrétaire d’État aux Affaires européennes.
EN BREF :
On croyait l’obtention d’un accord climatique avec les États-Unis sur la bonne voie. Voilà que le défi s’avère plus retors qu’il n’y paraissait. C’est en tout cas ce que Bruno Le Maire, secrétaire d’État aux affaires européennes, a laissé entendre lors de son audition mardi 9 juin, par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. En matière de lutte contre le changement climatique, “il faudra débloquer la situation avec les États-Unis qui continuent d’afficher des ambitions au rabais”, a-t-il déclaré.
Le propos tranche avec le discours rassurant tenu par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, le 26 mai 2009. A l’issue du Forum des Économies Majeures, il s’était dit “convaincu que les termes d’un accord quasi idéal allaient bientôt pouvoir être rédigés”, permettant ainsi de s’acheminer de manière ambitieuse vers la conférence internationale sur le climat qui se déroulera à Copenhague, du 7 au 18 décembre.
Mais l’enthousiasme premier semble aujourd’hui s’étioler. La pomme de discorde repose sur l’ajustement introduit en mai par l’administration américaine, qui consiste à prendre le taux d’émissions de CO2 enregistré en 2005, alors que l’UE continue de bâtir ses engagements sur la base des chiffres de 1990.