Jean-Claude Juncker va briguer la présidence de la Commission pour le PPE

Le Parti Populaire européen a élu vendredi 7 mars Jean-Claude Juncker comme candidat à la présidence de la Commission européenne.

EURACTIV.fr
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Le Parti Populaire européen a élu vendredi 7 mars Jean-Claude Juncker comme candidat à la présidence de la Commission européenne.

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été choisi vendredi pour être le candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne.

Les délégués du Parti populaire européen (PPE) réunis en congrès à Dublin ont voté à 382 voix pour contre 245 voix pour Michel Barnier. La partie est donc perdue pour le français, qui a néanmoins montré une forte crédibilité en raison du nombre de voix collectées. Sur un total de 812 délégués du PPE, 629 suffrages ont été exprimés. Il n'est pas impossible que le français hérite donc en lot de consolation d'un autre « top job » européen, que M. Juncker soit élu à la tête de la Commission ou non.

Si c'était le cas, ce serait la troisième fois que ce tout petit pays remporter la présidence de la Commission.

Certains chefs d'État et de gouvernement restent très réticents à se voir imposer leur prochain interlocuteur à la tête de l'exécutif européen, alors que le traité de Lisbonne leur demande désormais de « tenir compte du résultat du vote » aux Européennes pour désigner le président de la Commission européenne.

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Un grand marchandage concernant trois autres postes aura lieu pour les postes de président du Parlement, président du Conseil européen et chef de la diplomatie de l'UE. Le polonais Sikorski était jusqu'alors donné favori pour les affaires étrangères, mais ses positions radicales dans la crise ukrainienne semblent remettre en cause cette hypothèse.

Pour les autres postes, la droite occupera le poste de président du Conseil de l'UE si Martin Schulz, le candidat des socialistes, est élu à la tête de la Commission.

Juncker choisi pour le Conseil européen plutôt que pour la Commission ?

Et de nombreux observateurs estiment d'ailleurs aujourd'hui que Jean-Claude Juncker a été élu non pas pour présider la Commission européenne, mais pour le poste du perdant des élections, soit celui du Conseil de l'UE, actuellement occupé par Herman Van Rompuy.

Les sondages donnent en effet une courte avance à la gauche pour les élections du 25 mai prochain, pour l'instant, soit 209 sièges pour les socialistes contre 202 sièges pour le PPE selon le dernier sondage de PollWatch.

Une situation qui s'explique aussi par le fait que les exécutifs européens sont aujourd'hui majoritairement de droite, et que le mécontentement des Européens risque de les faire opter pour l'alternance.

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Lors de son discours à Berlin, l'ancien président de l'Eurogroupe a rappelé son rôle dans la naissance et le sauvetage de l'euro au plus fort de la crise financière lorsqu'il a « tout fait pour éviter la catastrophe ». Alors que l'extrême gauche est donnée en forte progression, il a aussi assuré qu'il renforcerait l'Europe sociale.