L'accord de "ciel ouvert" ne prendra pas son envol [FR]

Les négociations entre les Etats-Unis et l'Europe sur la libéralisation du trafic aérien entre les deux grandes puissances ont échoué suite à la décision de l'administration Bush de ne pas diminuer les quotas de citoyens américains à la direction des compagnies américaines.

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Les négociations entre les Etats-Unis et l’Europe sur la libéralisation du trafic aérien entre les deux grandes puissances ont échoué suite à la décision de l’administration Bush de ne pas diminuer les quotas de citoyens américains à la direction des compagnies américaines.

La loi américaine requiert actuellement le contrôle des compagnies aériennes nationales par des citoyens américains. Ces règles qui stipulent que les citoyens américains doivent posséder et contrôler au moins 75% d’intérêt de vote des actionnaires, et que le président et deux tiers des directeurs ainsi que des membres du bureau de gestion soient de nationalité américaine, a empêché les européens et les autres investisseurs de revendiquer une part d’investissement dans les compagnies aériennes américaines, alors même que l’industrie a un besoin urgent de tels financements. 

Le problème est en train d’être débattu dans les négociations concernant l’accord de ‘ciel ouvert’. Cette négociation devrait également inclure un accord pour autoriser les compagnies européennes et américaines à décoller et à atterrir sur n’importe quel aéroport des deux côtés de l’atlantique et pour leur permettre de libéraliser leurs systèmes de prix. Dans un court document  publié le 5 décembre 2006, la Secrétaire au transport Mary E. Peters a retiré une série d’amendements qui auraient diminué le quota portant sur le nombre de personnes de nationalité américaine dans la gestion des compagnies. 

En agissant de la sorte, elle a réagi au soutien grandissant, suite aux élections de mi-mandat au Congrès américain, à un constat ajourné par les sénateurs démocrates Frank Lautenberg and Daniel K. Inouye qui vise à bloquer au maximum les règles libérales. Lautenberg a dit: ‘ laisser des entités étrangères contrôler nos compagnies nationales est une proposition dangereuse. L’administration Bush a vu que le congrès à majorité démocrate n’acceptera pas cette mauvaise idée et s’est retirée »

Peters du Département des transports a déclaré:  » la proposition qui vient d’être retirée restreint la portée de notre enquête, dans de tels cas, aux sujets qui sont au cœur du problème, affectant la conformité avec les conditions de sécurité, de sûreté, de défense nationale et de la gouvernance d’entreprise, américaines. Elle a ajouté:  » personne ne doute des avantages pour les voyageurs, les compagnies et notre économie en facilitant les vols à destination et en provenance de l’Europe. Le Département a besoin de faire plus pour informer le public, les organisations de travailleurs et le Congrès sur les avantages à accorder une part plus importante des investissements provenant de l’étranger . »