L'Allemagne critique le projet danois de contrôle des frontières

Berlin a critiqué hier (10 août) le projet du Danemark de construire de nouvelles installations à la frontière qui les sépare, affirmant que son voisin devrait attendre des nouvelles de l'Union européenne avant de se lancer dans un tel projet.

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Berlin a critiqué hier (10 août) le projet du Danemark de construire de nouvelles installations à la frontière qui les sépare, affirmant que son voisin devrait attendre des nouvelles de l'Union européenne avant de se lancer dans un tel projet.

Le ministre adjoint allemand aux affaires étrangères, Werner Hoyer, a déclaré dans un communiqué que ce projet, élaboré unilatéralement par le Danemark en mai pour renforcer les contrôles douaniers, contrevenait au droit européen sur l'ouverture des frontières et la liberté de circulation.

« Il n'y a pas la moindre raison de mettre en place aujourd'hui un nouveau système danois de contrôle des frontières. Ce projet soulève le problème de sa compatibilité avec le traité de Schengen, ainsi qu'avec la Commission européenne et le gouvernement allemand », a-t-il dit.

L'exécutif européen, qui a envoyé une équipe d'inspection sur place, affirme que le Danemark n'a pas correctement justifié ses nouveaux contrôles frontaliers et que le renforcement du système de sécurité actuel à ses frontières requière une surveillance stricte.

Les députés danois ont autorisé ces mesures le mois dernier, suite à un accord conclu en période préélectorale entre la coalition au pouvoir et le Parti populaire danois. Ce dernier, connu pour ses positions anti-immigration, a appelé à se protéger contre la « criminalité violente », la contrebande et le trafic d'êtres humains.

Ces mesures n'ont visiblement pas plu à l'Allemagne et ont donné lieu à un débat sur la libre circulation au sein de l'espace Schengen. La Commission européenne a demandé plus d'informations aux autorités danoises et a affirmé qu'elle devrait sans doute se rendre à nouveau dans le pays pour examiner les postes-frontière.

Dans un communiqué, M. Hoyer a argué que tant que Bruxelles n'aurait pas pris une décision sur la manière de gérer la question, le Danemark devrait garder ses projets de construction en suspens.

« Tant que la Commission européenne n'a pas rendu son avis, il est impensable d'agir sur le terrain », a-t-il martelé.

EURACTIV avec Reuters Article EURACTIV traduit de l'anglais par Amandine Gillet