L’Allemagne envisage l’échange de quotas d’émission de CO2 pour les véhicules [FR]
Le gouvernement allemand pourrait faire pression pour inclure les voitures dans le système européen d'échange de quotas d'émission. Cette initiative serait une solution alternative aux sanctions imposées aux constructeurs automobiles qui dépassent les futures limites d'émission de CO2 pour les véhicules.
Le gouvernement allemand pourrait faire pression pour inclure les voitures dans le système européen d’échange de quotas d’émission. Cette initiative serait une solution alternative aux sanctions imposées aux constructeurs automobiles qui dépassent les futures limites d’émission de CO2 pour les véhicules.
Le 14 septembre, Joachim Wuermeling, secrétaire d’Etat allemand à l’Economie, a confié au quotidien Berliner Zeitung que son gouvernement serait intransigeant concernant la réalisation des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 des véhicules européens et que les constructeurs automobiles devront choisir entre des sanctions ou la participation au système européen d’échange de quotas d’émissions.
Les commentaires M. Wuermeling sont survenus au lendemain du discours de la chancelière allemande Angela Merkel, lors de l’exposition internationale de l’automobile à Francfort, dans lequel elle appelait les constructeurs automobiles à réduire les émissions de CO2 au niveau de chaque élément de l’automobile.
La Commission a évoqué la possibilité d’inclure les véhicules légers et lourds dans le système européen d’échange de quotas d’émissions (système européen ETS) dans sa communication de février 2007, suite aux déclarations, au mois de janvier, du commissaire à l’Industrie, M. Verheugen, qui affirmait que cette initiative pourrait être un moyen alternatif pour parvenir à réduire les émissions de CO2 des véhicules (EURACTIV 22/01/07).
Selon le Berliner Zeitung, la Commission estime que l’idée est un instrument logique et efficace.
Mais même si un tel système est proposé par la Commission, reste à savoir s’il sera un système « fermé » (où les certificats de carbone seront échangés entre les constructeurs automobiles), ou « ouvert » (ce qui impliquerait d’inclure davantage de véhicules dans le système ETS européen), entraînant d’éventuelles complications concernant l’introduction de véhicules du système d’échange de CO2 dans d’autres secteurs. Un débat sur l’intégration du secteur de l’aviation dans le système européen ETS a abordé des thèmes similaires et pourrait donc s’avérer très controversé (voir notre Linksdossier).