L'Allemagne et la France se rapprochent dans les domaines économique et fiscal [FR]

Au cours de leurs visites à Berlin, le Premier ministre français Dominique de Villepin et le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton ont salué les efforts de l'Allemagne pour mettre un terme à la dépression socio-économique que le pays a traversé. 

Au cours de leurs visites à Berlin, le Premier ministre français Dominique de Villepin et le ministre de l’Economie et des Finances Thierry Breton ont salué les efforts de l’Allemagne pour mettre un terme à la dépression socio-économique que le pays a traversé. 

Dans un discours à l’université Humboldt (Berlin) le 18 janvier 2006, M. de Villepin a indiqué que la France et l’Allemagne devaient être « au coeur d’une véritable Europe des projets ». Sur les questions économiques, il a soutenu le choix fait par la France et l’Allemagne « de maintenir une industrie forte à l’heure où certains pays se concentrent quasi exclusivement sur le secteur des services ». Selon lui, une base harmonisée de l’impôt sur les sociétés est une part importante d’un environnement favorable aux entreprises. M. de Villepin a demandé aux « Etats membres les plus déterminés » (faisant évidemment référence à l’Allemagne, la France et à éventuellement quelques autres pays européens) « d’aboutir rapidement à des décisions concrètes, si possible sous présidence autrichienne ».

Dans un discours à Berlin le jour suivant, M. Breton a exprimé son « admiration » pour les efforts de réforme de l’Allemagne en vue de consolider son budget. Selon lui, le programme du gouvernement d’Angela Merkel est « ambitieux et réaliste ». Il a ajouté : « il va visiblement dans la bonne direction et nous le soutenons ». M. Breton a précisé qu’en « France aussi, nous mettons trop de poids sur une bonne mise en oeuvre budgétaire […] et sur le respect des engagements que nous avons pris ». 

Alors que M. Breton a exprimé l’espoir de voir la France rester en dessous du seuil de 3% du déficit budgétaire imposé par le Pacte de stabilité et de croissance, l’Allemagne devrait le dépasser pour la cinquième fois consécutive. 

Dans le conflit entre l’Allemagne et la France sur la TVA, la France semble abandonner l’espoir d’introduire une TVA réduite de seulement 5,5% pour les restaurateurs, comme l’avait promis Jacques Chirac l’année dernière.