L’Allemagne fait passer le Pape avant l’Europe

Le vote sur les nouvelles compétences du Fonds européen de stabilité financière a été repoussé pour officiellement laisser place à la visite du souverain pontife.

EURACTIV.fr

Le vote sur les nouvelles compétences du Fonds européen de stabilité financière a été repoussé pour officiellement laisser place à la visite du souverain pontife.

La rumeur courait depuis plusieurs jours mais elle est à présent confirmée. Les parlementaires allemands se prononceront sur l’extension du mandat du Fonds européen de stabilité financière (Fesf) plus tard que prévu. Raison officielle  : la visite du Pape, qui doit prononcer un discours devant les députés le 22 septembre. « Beaucoup de députés » auraient ensuite exprimé leur désir de suivre Benoît XVI au fil de ses visites jusqu’au 25 septembre, a précisé Michael Meister, l’un des leaders du groupe des députés conservateurs, dont les propos ont été rapportés par l’AFP.

Initialement programmé le 23 septembre, le vote sur l’une des mesures phares du plan d’aide adopté en juillet par les chefs d’État et de gouvernement européens se tiendra finalement le 29 septembre.

D’apparence technique, le débat a pris une tournure très politique en Allemagne, où la chancelière peine à rassembler ses troupes. Une poignée de 23 députés conservateurs s’apprêteraient même à rejeter la montée en puissance du Fesf. Si l’issue du vote devrait être positive, les atermoiements de l’Allemagne ne sont pas de nature à rassurer ni les marchés, ni les États européens, dont la plupart ne souhaite pas épiloguer sur le dossier du Fesf au-delà du mois de septembre.