L’Allemagne ne sera pas le trésorier des États en difficulté
Le ministre de l’Économie allemand a voulu rassurer ses citoyens. Son pays ne financera aucun nouveau plan de sauvetage sans leur accord.
Le ministre de l’Économie allemand a voulu rassurer ses citoyens. Son pays ne financera aucun nouveau plan de sauvetage sans leur accord.
Le ministre de l’Économie allemand, Rainer Brüderle, a exprimé, mercredi 1er décembre, les inquiétudes de son pays qui craint de devoir financer davantage d’aides pour ses partenaires européens.
Précisant que le Portugal et l’Espagne n’auront besoin d’aucun plan de relance, le ministre a précisé qu’un État de la zone euro pouvait « en principe » faire défaut.
De tels plans d’aide requièrent l’unanimité et ne sauraient être mis en œuvre « contre la volonté de l’Allemagne », a expliqué Rainer Brüderle.
L’Allemagne ne financera pas un plan de relance sans l’accord de sa population. « Nos contribuables n’accepteront pas tout », a précisé M. Brüderle, en référence au sentiment national selon lequel le pays est devenu le « trésorier » de ses partenaires en difficulté.
Le ministre a également insisté sur le fait que les instruments de soutien aux économies de la zone euro pénalisées par leur dette « ne devaient pas devenir des mécanismes de transfert permanents ». Ils devraient simplement permettre de gagner du temps pour régler les problèmes économiques.
M. Brüderle a également souligné que, sans une coopération étroite entre la France et son pays, qui ont imposé certaines de leurs idées sur les modalités des futures mesures contre la crise de la zone euro, « peu de choses auraient été réglées » en Europe.