L'économie européenne ne peut pas se passer de l'industrie [FR]
Lors du Sommet européen des affaires, les représentants de l'industrie et les fonctionnaires de la Commission se sont accordés sur le fait que les services sont une bonne chose mais que l'Europe a besoin de l'industrie pour rester compétitive et prospère.
Lors du Sommet européen des affaires, les représentants de l’industrie et les fonctionnaires de la Commission se sont accordés sur le fait que les services sont une bonne chose mais que l’Europe a besoin de l’industrie pour rester compétitive et prospère.
Lors d’une table ronde intitulée European Industrial base: Dead loss or new start? » (« La base industrielle européenne : perte sèche ou nouveau départ? ») au Sommet européen des affaires, lequel s’est tenu à Bruxelles les 16 et 17 mars 2006, Gert Jan Koopman, directeur de la politique industrielle et des réformes économiques à la DG Entreprise a indiqué que le secteur manufacturier représente 75% des exportations de l’UE et 80% des dépenses privées en R&D.
De plus, le secteur manufacturier offre des emplois très qualifiés et mieux rémunérés que la plupart des emplois dans le secteur des services, a ajouté le professeur Robert Sugden de l’université de Birmingham, mentionnant l’exemple des travailleurs licenciés des usines Rover dans les Midlands anglais qui, dans une étude récente, se déclarent mécontents de leurs nouveaux emplois dans le domaine des services comme chauffeurs de poids lourds, les jugeant moins intéressants et moins bien rémunérés.
Le PDG de Philips, Gerard Kleisterlee, s’est déclaré troublé non pas par le fait que l’industrie ne représente que 15% de l’économie européenne (deux fois moins aux Etats-Unis) mais par la structure des industries européennes, où les industries dépassées représentent encore une part trop importante alors que les industries tournées vers l’avenir avec un fort potentiel de croissance ne reçoivent ni l’attention ni les investissement qu’elles méritent. « Dans les programmes-cadres pour la recherche, nous dépensons 600 millions d’euros pour la biotechnologie tous les ans. Parallèlement, nous dépensons 900 millions d’euros pour la culture du tabac. Nous devons mieux définir nos priorités. »