L'Écosse adopte une taxe sur les sacs jetables

Après le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, c’est au tour de l’Écosse d’appliquer dans ses magasins une taxe de 5 pence (environ 6 centimes d’euro) sur les sacs à usage unique afin d’en décourager l’utilisation.

Journal de l'environnement
En 2013, les Écossias ont utilisé 800 millions de sacs jetables (Credit: [Huguette Roe]/Shutterstock)
En 2013, les Écossias ont utilisé 800 millions de sacs jetables (Credit: [Huguette Roe]/Shutterstock)

Après le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, c’est au tour de l’Écosse d’appliquer dans ses magasins une taxe de 5 pence (environ 6 centimes d’euro) sur les sacs à usage unique afin d’en décourager l’utilisation.

La taxe s’applique à tous les sacs jetables, qu’ils soient en plastique, en papier ou biodégradables, et cela dans tous les types de commerces. L’an dernier, les Écossais ont utilisé 800 millions de sacs jetables à usage unique, qui se sont accumulés dans les décharges, les sites naturels ou la mer, affectant gravement la faune marine.

L’association Zero Waste Scotland, qui pilote la mise en place de cette nouvelle taxe, encourage les distributeurs à reverser leurs recettes à des associations de protection de l’environnement, comme s’y sont déjà engagés les enseignes Superdry, Marks & Spencer et la Co-operative.

Selon Patrick Harvie, du parti Vert écossais, « il faudrait aller plus loin, pour ne pas pénaliser les seuls consommateurs mais encourager aussi les fabricants à réduire leur production d’emballages à usage unique ».

Selon The Guardian, la mise en place de cette taxe au Pays de Galles, en octobre 2011, a fait chuter le recours aux sacs plastique dans les supermarchés entre 70 et 96 %.

L’Angleterre à la traine

Seule l’Angleterre hésite encore à mettre cette taxe en pratique, malgré la mobilisation de plusieurs ONG britanniques.

L’Union européenne s’oriente pourtant vers une réduction de 80 % de l’utilisation des sacs en plastique à usage unique en 2019, en laissant aux états membres le choix des moyens pour y parvenir : taxe, réduction ou interdiction de commercialisation. La France a choisi pour sa part la voie de l’interdiction à partir du 1er janvier 2016, selon une disposition du projet de loi sur la transition énergétique, en cours d’adoption au Parlement.