L’Europe du nord plus attrayante pour les PME

Les États membres du Centre et du Sud de l’Europe restent à la traîne derrière leurs homologues du Nord sur le respect des critères du SBA, selon une étude de la Commission européenne.

Les États membres du Centre et du Sud de l’Europe restent à la traîne derrière leurs homologues du Nord sur le respect des critères du SBA, selon une étude de la Commission européenne.

L’étude des fiches techniques du Small Business Act (SBA), qui permettent un classement des 27 quant à leurs initiatives en faveur des petites et moyennes entreprises (PME), révèlent que la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, ainsi que la Lituanie et l’Estonie, sont les États membres les plus performants en la matière. 

Cette nouvelle est tombée quelques heures après le lancement de la première semaine européenne des PME, aujourd’hui, mecredi 6 mai. Une série d’évènements dans toute l’Europe seront organisés à cette occasion.

La Bulgarie, Chypre, la République tchèque, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, la Roumanie et l’Espagne sont quant à eux les moins performants. Ce qui amène les chercheurs à conclure que les pays de l’Europe du Sud et du Centre ont tendance à avoir un environnement moins attrayant pour l’entreprenariat.

Les rapports individuels sur chaque pays ont été publiés conjointement au rapport annuel de 2008, qui compile les résultats de plusieurs statistiques sur la contribution des petites entreprises à l’économie européenne. 

Les PME représentent plus de 99 % des 20 millions d’entreprises qui constituent l’économie de l’UE hors affaires financières, et la grande majorité sont des micro-entreprises. 

Le rapport montre que 84 % des nouveaux emplois créés en 2007 l’ont été dans des petites structures. Mais il rappelle que la capacité des PME à créer de l’emploi a été sérieusement entravée par les difficultés d’accès aux crédits dus à la crise financière. Les PME sont, en effet, particulièrement vulnérables au resserrement de crédits car dépendants de ceux-ci, et ont un recours limité aux marchés financiers, selon le rapport.