L’Europe fait trembler Washington

Barack Obama secoue ses partenaires européens, dont l’incapacité à endiguer la crise affole « le monde entier ». Pas une semaine ne se passe sans que les États-Unis n’appellent l’UE à prendre ses responsabilités.

EURACTIV.fr
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Barack Obama secoue ses partenaires européens, dont l’incapacité à endiguer la crise affole « le monde entier ». Pas une semaine ne se passe sans que les États-Unis n’appellent l’UE à prendre ses responsabilités.

Ceux qui croyaient Barack Obama détaché voire indifférent à l’égard du continent européen reviendront peut-être sur leur jugement.

A l’occasion d’une conférence organisée le 26 septembre à Mountain View, siège californien de nombreuses entreprises innovantes (Google, Linkedin, Mozilla…), le président américain n’a pas ménagé ses partenaires européens, dont les atermoiements prennent un tour dangereux  : « Ils traversent une crise financière qui effraie le monde entier », a-t-il signalé sans détour (voir vidéo en anglais).

Le ton est posé et le message est clair  : l’Europe paie selon lui les conséquences de sa faiblesse d’action depuis quatre ans. Les Européens « ne se sont pas complètement remis de la crise de 2007, et ne se sont jamais vraiment occupés des difficultés auxquelles leurs banques faisaient face », a-t-il observé. Un contexte « aggravé par ce qui se passe en Grèce ».

Jour après jour, Washington fronce de plus en plus les sourcils. Présent lors de la dernière réunion des ministres européens des Finances, le 16 septembre, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner avait déploré les divisions qui empêchaient le déploiement d’un plan d’aide à grande échelle pour la Grèce. Interrogé par la chaîne de télévision ABC, le dirigeant a remis le couvert hier soir, dans une intervention rapportée par l’AFP.

La crise européenne commence « à nuire à la croissance partout, dans des pays aussi éloignés que la Chine, le Brésil et l’Inde, la Corée : (les Européens) ont entendu de nous le même message qu’ils entendent de la part de tous les autres, il est temps d’agir », a-t-il lancé.