L'Europe souhaite saisir l'ONU sur le nucléaire iranien [FR]
Les dirigeants européens vont demander la saisine du Conseil de Sécurité de l'ONU sur le dossier du nucléaire iranien lors d'une réunion exceptionnelle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui se tiendra les 2-3 février 2006.
Les dirigeants européens vont demander la saisine du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le dossier du nucléaire iranien lors d’une réunion exceptionnelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui se tiendra les 2-3 février 2006.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, à savoir les trois Etats européens qui tentent de convaincre l’Iran d’abandonner son programme d’enrichissement nucléaire, ont donné un dernier avertissement au président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Lors d’une réunionà Londres le 16 janvier 2006, les dirigeants européens ont décidé de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU si ce dernier ne cède pas.
La crise a été déclenchée par la décision de l’Iran, la semaine dernière, de briser les scellés posés sur ses installations nucléaires par des officiels de l’AIEA. Cette crise confirme l’impasse dans laquelle se trouvait la troïka européenne depuis des mois, l’Iran refusant de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium. L’Europe craint que ces activités permettent à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, mais l’Iran insiste sur son droit d’enrichir de l’uranium à des fins nucléaires pacifiques et menace de suspendre toute coopération avec l’AIEA si la troïka saisit l’ONU du dossier. Le président iranien a également prévenu que des sanctions imposées sur son pays entraîneraient une hausse conséquente des prix du pétrole.
Même la patience de la Russie semble atteindre sa limite. Bien qu’il espère toujours qu’un accord soit conclu permettant de mener les activités d’enrichissement d’uranium de l’Iran sur le sol russe sous contrôle international, le président Vladimir Poutine a indiqué que sa position était très proche de celle des dirigeants européens. Le mystère plane toujours sur la position de la Chine, qui pourrait opposer son véto à toute résolution des Nations Unies.