L'industrie salue la décision du Royaume-Uni sur les taux d'intérêt

Les dirigeants d'entreprises ont salué la décision de la Bank of England de fixer les taux d'intérêt à leur plus bas à niveau, le chiffre record de 0,5 %, en plus de son système de détente quantitative de 200 milliards de livres (242 milliards d'euros).

Le quartier de la City, à Londres
La City va perdre sa place d'épicentre des marchés financiers européens.

Les dirigeants d'entreprises ont salué la décision de la Bank of England de fixer les taux d'intérêt à leur plus bas à niveau, le chiffre record de 0,5 %, en plus de son système de détente quantitative de 200 milliards de livres (242 milliards d'euros).

Cette annonce, faite hier (10 juin) par la commission de la politique monétaire (MPC) britannique, intervient en amont d'un ensemble de réductions budgétaires qui devraient être annoncées  le 22 juin dans le cadre du premier budget du nouveau gouvernement de David Cameron.

La Banque centrale européenne (BCE) a également annoncé que ses taux resteraient inchangés, à 1 %.

La Chambre de commerce britannique (BCC) a déclaré que les mesures de relance britanniques devraient rester en place jusqu'à ce que la reprise économique soit assurée, bien que les inquiétudes croissantes quant à l'inflation agitent certains milieux.

David Kern, économiste en chef de la BCC, a déclaré que les politiques de détente quantitative expansionniste – ce qui signifie faire davantage tourner la planche à billet – et les bas taux d'intérêts devaient être maintenus pour soutenir l'investissement.

Nous soutenons pleinement la décision de maintenir les taux d'intérêts à 0,5 % et la taille du programme de détente quantitative à 200 milliards de livres. Au regard des dangers auxquels fait encore face l'économie, le MPC doit persévérer avec ses politiques expansionnistes qui aident les entreprises à investir et se développer, a-t-il dit.

M. Kern a affirmé que les augmentations de taux d'intérêts ou les réductions des stimuli de détente quantitative devraient être repoussées au regard du risque de récession en W. Il a cité l'instabilité de la zone euro comme étant la première raison pour laquelle le Royaume-Uni doit poursuivre sa course actuelle.

La détermination de la coalition gouvernementale pour gérer le déficit devrait rendre plus facile pour le MPC de conserver ses taux d'intérêts à un bas niveau pour une période prolongée. Si le chômage augmente de manière significative, il pourrait être nécessaire d'envisager une nouvelle fois d'étendre le programme QE, a dit M. Kern.

D'autre part, le ministre britannique des finances George Osborne devrait donner de nouveaux pouvoirs à la Bank of England qui lui permettrait de surveiller les prêteurs. Cette initiative intervient alors que l'UE continue à discuter de projets pour un nouvel organisme de surveillance paneuropéen.

Le nouveau gouvernement britannique a également répété sa position sur une taxe sur les transactions bancaires, un domaine dans lequel un accord international devrait être recherché, plutôt qu'une question sur la quelle l'UE peut agir unilatéralement.