L'UE cherche à faire front commun face à la hausse des prix du pétrole [FR]
Les ministres européens des finances doivent évoquer aujourd'hui l'impact de la hausse des prix du pétrole sur l'économie de l'UE. Plusieurs Etats membres sont confrontés à une montée du mécontentement de certaines catégories socio-professionnelles.
Les ministres européens des finances doivent évoquer aujourd’hui l’impact de la hausse des prix du pétrole sur l’économie de l’UE. Plusieurs Etats membres sont confrontés à une montée du mécontentement de certaines catégories socio-professionnelles.
Selon les spécialistes de la Commission, il est aujourd’hui difficile de déterminer si les niveaux actuels des prix du pétrole (65-70 dollar le baril de brut) ont d’ores et déjà un impact négatif sur l’économie européenne. Si ces prix élevés pèsent évidemment sur les budgets des entreprises et des ménages, les économistes s’avèrent incapables d’en évaluer l’impact macro-économique à moyen et long terme. Une certitude : les pays occidentaux ayant, au cours des deux dernières décennies, considérablement amélioré leurs performances en matière d’ « intensité énergétique » (évaluée en mesurant la quantité d’énergie utilisée pour produire un point de PIB), leurs économies sont aujourd’hui beaucoup moins vulnérables aux envolées des prix du brut qu’elles ne pouvaient l’être lors des chocs pétroliers des années 70 et 80.
Les gouvernements européens doivent par ailleurs répondre à la grogne de certains secteurs professionnels et autres catégories de particuliers, qui réclament des indemnités devant servir à compenser la hausse de leurs factures énergétiques. La Commission a déjà appelé les Etats membres à ne pas adopter de mesures unilatérales (exemptions fiscales, versement d’indemnités) pour faire face à ces mouvements de mécontentement.
Le 9 septembre, les experts du groupe « Approvisionnements pétroliers » doivent se réunir pour faire le point sur l’état des réserves stratégiques des Etats membres de l’Union.